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PRESSE "En vl'à une drôle d'affaire"



Le Monde
Par Véronique Mortaigne, le 29-12-2012

Le cas Yvette Guilbert sur le divan de Natalie Joly. La chanteuse du "Fiacre" fasinait autant Freud que Toulouse-Lautrec.
Psychanalyse en musique.
En voilà une drôle d'affaire, c'est une heure et quart de plaisir livré par Nathalie Joly au chant et à la comédie, accompagnée par Jean Pierre Gesbert au piano, sur une mise en scène de Jacques Verzier. C'est aussi le deuxième épisode d'une histoire commencée fin 2008 : Nathalie Joly monte alors Je ne sais quoi, un spectacle dans lequel dix-neuf chansons créées par Yvette Guilbert (1865-1944), dont certaines restées célèbres (Le Fiacre, Madame Arthur, La Glu), sont entremêlées à la lecture d'extraits de lettres échangées entre 1926 et 1939 avec un admirateur impénitent, Sigmund Freud. Freud avait découvert la "diseuse fin de siècle" en 1889 au cabaret l'Eldorado, grâce aux conseils de Mme Charcot, dont le mari, spécialiste de l'hystérie, avait attiré à Paris le médecin viennois. Resté coi à l'écoute de Dites-moi si je suis belle, chanson narcissique chantée sur une mélodie tortueuse du XIVe siècle, il ne quitta plus des yeux la muse de Toulouse-Lautrec, qui la dessinait sans relâche, taille pincée, longs gants noirs. En 2008, la Société française de psychanalyse, qui s'était intéressée de près à la "chose", convainc Nathalie Joly de dresser un portrait de cette femme caméléon, capable de changer sans cesse de registre (drame, humour) et de personnages (louches, prudes, voyous, femmes trahies, cruelles, naïves, etc.) et d'accompagner ainsi la réflexion freudienne sur l'essence de l'art. Idolâtrie A l'apogée de son succès, en 1900, cette femme qui fascina à Paris et bien au-delà, créatrice du parlé-chanté, et qui avait épousé en 1897 un autre Viennois, le biologiste Max Schiller, disparaît du paysage. Une grave affection des reins lui donne la juste mesure de l'idolâtrie : plus de scène, plus de brillant, plus personne. En voilà une drôle d'affaire accompagne la seconde vie d'Yvette Guilbert. Qui, guérie, part à New York, où elle enseigne en 1916 l'art de l'interprétation, du chant et de la diction à la David Mannes Music School. Elle y fonde une école, gratuite pour les jeunes femmes sans le sou. Elle y développe un répertoire que son ami Freud appréciait particulièrement, se délivrant de La Pocharde ou de La Pierreuse et des mots crus de Léon Xanroff, pour raconter Les Anneaux de Marianson, une légende du XVIe siècle, Le Miracle de sainte Berthe ou le châtiment de la mère infanticide (Complainte d'une méchante, XVIIe siècle). Lâchée par son créancier américain, Yvette Guilbert rempile à l'Empire parisien avec son " répertoire gants noirs ", disait-elle, entonnant, l'oeil perdu et le corps balancé, La Morphinée (écrite avec Jean Lorrain). Célèbre à nouveau. Nathalie Joly encercle le mystère Guilbert avec une sobriété libératrice. En robe de cabaret, puis en kimono, en référence au japonisme du début du XXe siècle, utilisant paravent et ombres chinoises, elle saisit l'humour ravageur de Partie Carrée entre les Boudin et les Bouton (de Marcel de Lihus), un cas de psychanalyse de longue haleine, et la dramaturgie populaire de La chanson de saint Nicolas (traditionnel français).
A l'issue d'une des représentations de Un je-ne-sais-quoi en 2009, une très vieille dame est venue la voir, lui proposant de consulter quelques archives d'Yvette Guilbert restées en sa possession : ce fut une malle entière, avec partitions inédites, ici exhumées, carnets de notes et de travail. Trésors et persévérance sont les mamelles du destin. Véronique Mortaigne

 

Libération
Le 3-12-2013
par François Xavier Gomez



Nathalie Joly dans les bras de morphine
Cabaret. Avec "En v'là une drôle d'affaire", la chanteuse et comédienne poursuit à Paris son exploration de l'unvivers radical d'Yvette Guilbert, "diseuse" et reine du café-concert Belle époque.
Dans l'intimité de la Vieille grille, antre historique de la chanson française niché entre le Jardin des Plantes et la Mosquée de Paris(Vè), se joue ces jours-ci un étrange rituel. Une sarabande de maris cocus; d'enfants débités en quartiers et mis au saloir, de maquereaux surineurs et de bourgeoises livides piquées à la morphine.

"Rythme fondu" - C'est un tour de chant autant qu'une pièce de théâtre dont la mise en scène emprunte aux ombres chinoises, au kabuki et au langage secret de l'éventail Coréen. "En v'là une drôle d'affaire" célèbre la mémoire d'Yvette Guilbert (1865-1944), qui fut chanteuse adulée, dessinée par Toulouse-Lautrec. Loin des flonflons pompiers et du sentiment cocardier en vogue, elle imposa son propre style de "diseuse", qu'elle baptisa "rythme fondu" et définit ainsi dans ses mémoires: "La scinece d'allumer et d'éteindre les mots, de les plonger selon leur sens dans l'ombre ou la lumière".
Chanteuse et comédienne, Nathalie Joly se passionne de longue date pour l'oeuvre et la vie de" la Guilbert" : "Dès le conservatoire, je m'interessais à Kurt Weill et au sprech-gesang, le parlé chanté dont elle fut une pionnière."
En 2005 après son spectacle Paris Bukarest sur la grande chanteuse Roumaine Maria Tanase, les responsables de la Société Psychanalytique de Paris (SPP° lui commandent un récital consacré à Yvette Guilbert, à l'occasion des 150 ans de la naissance de Sigmund Freud. Quel rapport entre le père de la psychanalyse et la diseuse de la Belle époque? Un lien d'admiration qui deviendra avec le temps une amitié fidèle: Le praticien Viennois quand il suivait l'enseignement du Dr Charcot à la Salpétrière , vers 1890, avait fréquenté les cafés concerts et connu Yvette alors débutante (lire ci-dessous).
A la Mutualité, en 2006, Nathalie Joly présente donc une sélection de reprises, "celles qui avaient un lien avec l'inconscient ou la sexualité",
devant un parterre de 800 psychanalystes internationnaux, dont on imagine l'écoute, attentive au moindre mot. "J'avais envie d'en savoir plus sur la relation Guilbert-Freud, poursuit la chanteuse, et la SPP m'a mis en relation avec le Freud Museum de Londres. Qui m'a fait un cadeau inouï en me remettant leur correspondance, restée inédite.»
Déclinaisons. Un vrai spectacle, mis en scène par Jacques Verzier, naît de ce matériau en 2008. Je ne sais quoi est programmé pour cinq soirs, déjà à la Vielle Grille. Grâce à Philippe Adrien et Ariane Mnouchkine, spectateurs conquis, Je ne sais quoi poursuivra son aventure à la Cartoucherie. La pièce dépasse aujourd’hui les 250 représentations, en France et à l’étranger, avec des déclinaisons en espagnol et en portugais. Je ne sais quoi, avec intelligence et humour, mettait en relief l’idée que les chansons à la mode sont l’inconscient d’une société. De Madame Arthur et sa «foule d’amants» à l’amoralité souriante du Fiacre se dessine un monde régi par un carcan de convenances mais qui, à l’ombre des cabarets, s’offre des moments de permissivité.
De bibliothèque en échoppe de bouquiniste, Nathalie Joly découvre, à mesure qu’elle enquête sur la vie et l’œuvre d’Yvette Guilbert, une existence d’une densité romanesque hors du commun : née pauvre, devenue riche au point de s’offrir un hôtel particulier en plein Paris, foudroyée en pleine gloire par une maladie du rein qui l’éloigne des scènes pendant onze ans, ruinée par une école de chant qu’elle ouvre à New York, star de cinéma, féministe de la première heure… En v’là une drôle d’affaire, deuxième spectacle à lui être consacré, toujours accompagné au piano par Jean-Pierre Gesbert, complète l’image qu’offrait Je ne sais quoi : refrains coquins, goualantes du trottoir comme la Pierreuse, mais aussi complaintes moyenâgeuses pleines d’infanticides et de serial-killers. Leur noirceur, souvent liée à ce que les surréalistes appelleront «l’amour fou», n’a jamais été égalée. Les dédoublements de personnalité de Guilbert, qui fascinèrent Freud, prennent un relief saisissant.
trésor. La bonne fortune s’est mêlée à l’enquête de détective menée par Nathalie Joly sur les traces de sa devancière. Une dame âgée appelle un jour la Vieille Grille pour dire qu’elle conserve des souvenirs familiaux d’Yvette Guilbert, qu’elle aimerait transmettre à qui s’y intéresse. «Cette dame très chic, violoniste, m’a apporté deux épais dossiers débordants de documents, raconte Nathalie Joly. Des partitions d’orchestre manuscrites, des lettres, des programmes de concerts…» Plusieurs chansons inédites du spectacle proviennent de ce trésor tombé du ciel. Un air intrigue plus particulièrement : la Morphinée, dont la diseuse affirme dans ses mémoires qu’elle fut un de ses grands succès. Problème : elle n’a jamais été gravée en 78 tours, et la partition demeure introuvable. Le texte du vénéneux poète Jean Lorrain finit par émerger dans un rarissime ouvrage : «Oh la douceur de la morphine ! / Son froid délicieux sous la peau./ On dirait de la perle fine/ coulant liquide dans les os.» Et à point nommé, la bibliothèque de Radio France, qui vient d’inventorier un legs, apporte la partition perdue. Au cœur du spectacle, cette Belle au Bois dormant camée, revenue à la vie après un sommeil de plusieurs décennies, garde un pouvoir de fascination intact et brille comme un diamant noir.
(
1) «Les Chansons de ma vie» (1995), éditions Grasset.
EN V’LÀ UNE DRÔLE D’AFFAIRE de NATHALIE JOLY ms Jacques Verzier. La Vieille Grille, 9, rue Larrey, 75005. Jusqu’au 7 janvier à 21 heures, dimanche à 17 heures. Rens.: www.vieillegrille.fr Puis au Théâtre de Lenche, à Marseille (13) du 16 au 30 mai. CD en vente au théâtre.
Psychanalyse, le signe du chant
Même si la question de la voix et de l’écoute est loin d’être absente de son œuvre, Freud s’avouait sourd à la musique et celle-ci a toujours moins suscité de travaux psychanalytiques que la peinture ou la littérature. A la limite, le livret d’opéra pouvait servir à Freud d’indice sur les relations de genre qui se trament entre les sexes (les Noces de Figaro). Dans sa correspondance avec Yvette Guilbert, c’est la question de la personnalité qui est en jeu, la diseuse désirant comprendre...

LE MONDE par Véronique Mortaigne CULTURE 12.12.2014

10 raisons de sortir ce week-end
LA DRÔLE D'AFFAIRE JOLY- GUILBERT
Elle fut la muse de Toulouse Lautrec et fascina le tout-Paris des années 1900 par sa gouaille, sa voix, sa taille, son féminisme avant l’heure, ses engagements… avant de partir aux Etats-Unis. C’est cette seconde partie de sa vie que chante Nathalie Joly dans En v’là une drôle d’affaire. En robe de cabaret ou en kimono, elle saisit avec la même énergie l’humour ravageur de Partie carrée entre les Boudin et les Bouton (de Marcel de Lihus) et la dramaturgie populaire de La Chanson de Saint Nicolas. En prime, ce dimanche, la possibilité de voir (à 15 heures) Je ne sais quoi, le premier spectacle créé par l’actrice-chanteuse en 2008 sur Yvette Guilbert, 19 chansons, parmi lesquelles les célèbres Fiacre ou Madame Arthur, entremêlées à la lecture de sa correspondance avec un admirateur hors normes : Sigmund Freud.
Théâtre de la Vieille Grille, 1, rue du Puits de l’Ermite, Paris 5e. Tél. : 01-47-07-22-11. Tarifs : 12 à 20 euros (25 et 35 euros dimanche 14 les 2 spectacles). Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 17 heures, relâche les 23, 24 et 25 décembre. Jusqu’au 31 décembre.
Lire aussi : Le cas Yvette Guilbert sur le divan de Nathalie Joly
http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/12/28/le-cas-yvette-guilbert-sur-le-divan-de-nathalie-joly_1811171_3246.html

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/12/12/10-raisons-de-sortir-ce-week-end_4539548_3246.html#MgHeeeGZOfuITS1z.9

LIBERATION Le 3-12-2013
Par François Xavier Gomez

 

CAUSETTE Novembre 2013


LIBERATION
- 12 et 13 octobre 2013


FIGAROSCOPE 9 octobre 2013 - Par Armelle Héliot


The Herald
-
30 août 2013 - For dessert the luminous presence of Nathalie Joly...for her exploration of the talent of cabaret singer Yvette Guilbert. Joly revives many lost songs of this protofeminist whose journey from the Moulin Rouge to Manhattan... Keith Bruce



France 24 -
29 août 2013 - Cela fait 46 ans que le festival d'Edimbourgh est l'occasion pour les artistes de se faire connaître. Grâce aux liens privilégiés qui unissent l'Ecosse et La France, ils sont de plus en plus de français à s'essayer sur les scènes écossaises. Connu pour leur excellence dans le monde du classique, le théâtre aussi vient chercher des opportunités pour s'exporter et ouvrir les portes des scènes anglo-saxonne à travers le monde. Tête d'affiche du festival international D'Edimbourg, L'Opéra de Lyon a présenté une version bien à lui du Fidelio de Beethoven. Sous l'impulsion du savoir-faire de Gary hill, la vidéo vient se mêler aux costumes avant-gardistes pour conter l'histoire d'un homme victime d'injustice. - Un parti-pris qui à quelques peu bouleverser le public écossais :- j'étais plutôt étonnée qu'on puisse mettre ça dans notre temps et même dans le futur je trouve que c'est une très bonne idée - J'ai beaucoup aimé la musique et le chant, j'ai trouvé les graphiques informatiques très impressionnant mais hors de propos la plupart du temps. Mais si tous les écossais n'aiment pas cette audace, le festival reste un terrain d'expérimentation pour les français, nombreux dans la programmation : Serge Dorny, directeur Opéra de Lyon : On a l'impression qu'ils sont conservateurs et en même temps ils sont excentriques et donc je pense qu'ils sont fascinés par cette scène culturelle française qui permet des écritures extrêmement différentes et qui pour eux est aussi quelque part une bouffée d'air. La direction du festival a aussi tenu à mettre en avant les liens privilégiés qui existent en tre France et l'Ecosse depuis 1295. Mais c'est aussi une certaine french touch qui est recherchée: Sot Jonathan Mills, directeur du festival : Je pense à un certain raffinement du son et une palette de couleurs orchestrales que personnes d'autres ne possède. Le théâtre français cherche aussi à s'exporter. Nathalie Joly interprète la vie d'Yvette Guilbert, la créatrice du chanter-parler, amie de Freud qui voyagea à travers le monde. Son répertoire réveille auprès du public anglophone l'imaginaire du Paris du début du 20ème siècle: Nathalie Joly, comédienne: Evidemment voyager avec un spectacle à l'étranger ça fait vivre un spectacle, cela le nourrit énormément, cela lui donne d'autres reliefs, cela permet de le faire exister longtemps et d'une autre manière très riche. Ces français présents à Edimbourg font de la culture un vecteur de la promotion de la France à l'étranger. Même si paradoxe, celle-ci se fait anglais, mais avec l'accent c'est "So charming"! Valérie Labonne Reportage Festival d'Edimbourg

Le Figaro.fr Par Armelle Héliot le 11 juin 2013
Nathalie Joly chante Yvette Guilbert , deuxième époque. A l'Européen
Une suite à découvrir ce soir et demain soir à l'Européen. La délicate chanteuse qu'est Nathalie Joly nous propose de découvrir une autre partie de la vie de la reine du Caf'Conc. Elle s'intéresse au moment où l'artiste ultra sensible et très cultivée, rompt ses contrats après un accident et met l'Atlantique entre elle et la France. On est en 1900.
Avec "Je ne sais quoi", Nathalie Joly, de la Tempête au Lucernaire et au-delà, avait révélé l'esprit de cette femme pionnière dont le nom demeure célèbre mais dont on ne connaissait pas grand-chose.
A New York, elle fonde une école où elle enseigne les secrets de son art du "parlé-chanté" et se passionne pour un répertoire très particulier.
Elle fait des recherches et remet au jour de magnifiques chansons traditionnelles et oubliées, des contes cruels en musique, notamment.
Nathalie Joly, avec son charme, sa grâce, sa musicalité et sa sensibilité subtile de comédienne, nous entraîne à sa suite.
C'est un très joli récital qui a fait les beaux soirs de la Vieille Grille.
Dans l'enveloppement de la salle de l'Européen, Nathalie Joly est tout à fait à l'aise. Elle est accompagnée par un pianiste complice et malicieux, Jean-Pierre Gesbert. Jacques Verzier les met en scène.
Pour qui aime la belle chanson, pour qui aime connaître de grands "personnages" -et Yvette Guilbert est un tempérament extraordinaire- ce spectacle est un moment de bonheur. Nous en dirons plus un jour car d'autres dates s'annoncent.

France Musique - Du caf' conç' à la rive gauche écouter
« La femme » une chanson du répertoire d’Yvette Guilbert ici superbement interprété par Nathalie Joly qui a sorti un disque l’hiver dernier consacré à YG je me permets de vous le conseiller il est génial et c’est un choix de France Musique en plus…..Et si vous êtes en vacances du côté d’Edimbourg sachez qu’elle sera à l’Institut français d’Ecosse du 8 au 26 août et ensuite à ne surtout pas manquer son spectacle « En v’là une drôle d’affaire » sera à Paris au Théâtre du Lucernaire du 25 septembre au 3 novembre au Lucernaire donc Nathalie Joly une artiste à ne surtout pas manquer une artiste que nous aimons beaucoup et que nous suivons sur France Musique.
Par Nicolas Lafitte le 16 juillet 2013

France Musique - Les traverses du temps écouter
Par Marcel Quillevéré le 10 mai 2013

France Culture - Movimento écouter
Par Jeanne Martine Vacher le 11 mai 2013

France Inter - Le Masque et la Plume
Théâtre - dimanche 23 décembre - Les conseils de Gilles Costaz : En v'la une drôle d'affaire, Nathalie Joly chante Yvette Guilbert (La Vieille grille)
Un spectacle qui relève aussi du chant, il s’agit de « En v’là une drôle d’affaire » à La Vieille grille c’est un spectacle sur Yvette Guilbert, dont on connait Madame Arthur, et ce spectacle mis en scène par Jacques Verzier est joué par une comédienne chanteuse très remarquable qui s’appelle Nathalie Joly, qui ne se contente pas de chanter : elle va dans l’arrière plan historique du personnage qu’elle joue et c’est très étonnant tout ce qu’elle fait apparaître sur le Siècle de Yvette Guilbert.
http://www.franceinter.fr/emission-le-masque-et-la-plume-theatre-11

France musique 20-12-2014 La Matinale de Dominique Boutel

France musique
31-12-2013
Un mardi idéal Spécial Réveillon de 20h à 24h - Par Arièle Butaux et Laurent Valéro

France musique
12 octobre 2013
Etonnez moi Benoit
http://www.francemusique.fr/emission/etonnez-moi-benoit/2013-2014/nathalie-joly-10-12-2013-00-00

Benoit Duteurtre interview Nathalie Joly, actrice et chanteuse, à l'affiche de deux spectacles ... "En v'là une drôle d'affaire" sur Yvette Guilbert au Lucernaire et "Paris Bukarest" sur Maria Tanase à la Vieille Grille (hommage pour le centième anniversaire de sa naissance et le cinquantième anniversaire de sa mort)


Le JDD

le 28-01-2013
par Alexis Campion Le Journal du Dimanche
En v’là une drôle d’Yvette !
Avec humour et finesse, Nathalie Joly ressuscite Yvette Guilbert, la reine du café-concert 1900, que Sigmund Freud et Toulouse-Lautrec adoraient. Un succès à découvrir absolument.
Nathalie Joly ressuscite Yvette Guilbert à La Vieille Grille.
Accompagnée de Jean-Pierre Gesbert, son fidèle et facétieux pianiste, la comédienne et chanteuse Nathalie Joly poursuit un admirable travail autour de l’œuvre d’Yvette Guilbert, cette grande dame qui fit les beaux jours du café-concert parisien, "diseuse" et reine du "parlé chanté" à la Belle époque. Ou "rythme fondu", selon l’expression de Guilbert elle-même. Nathalie Joly, on l’avait découverte voici trois ou quatre ans avec Je ne sais quoi, son premier spectacle consacré à Yvette Guilbert, un récital alors produit avec le soutien inattendu de la Société Psychanalytique de Paris. C’était à l’occasion des 150 ans de la naissance de Sigmund Freud, qui fut un notoire admirateur et même un ami de longue date d’Yvette Guilbert. Drôle et captivant, riche de ces chansons parfaitement théâtrales qui ont l’art de conjuguer les registres et les atmosphères, passant sans crier gare du tragique à l’humoristique, du caustique au réaliste, ce fut un franc succès. On y (re)découvrait notamment Madame Arthur, La Saoularde, Le Fiacre ou encore l’impayable Verligodin et les Bonnes grosses dames : autant de pépites dont les textes font l’effet de peinture saisissantes, à la fois réalistes et volontiers exagérées, éminemment théâtrales.
Deuxième épisode Avec En v’là une drôle d’affaire, qui a motivé un deuxième enregistrement, Nathalie Joly ajoute une quinzaine de chansons et autant numéros qui ont donc inspiré un nouveau spectacle, tout aussi drôle et finement mis en scène que le précédent. Créé en juin à la Cartoucherie, présenté en Avignon et repris cet hiver à la Vieille Grille, ce "deuxième épisode" des aventures d’Yvette Guilbert affine l’exploration de cet univers fondateur, met en avant le côté audacieux et pionnier de l’artiste, dont le destin romanesque fascine toujours. Née pauvre, notre drôle d’Yvette charma les plus grands, resta toujours libre et indépendante. Elle fut aussi ruinée un temps après avoir connu la gloire et la fortune, endura par ailleurs onze années à l’écart des scènes, pour cause de maladie rénale… Fort d’une quinzaine de chansons et autant de numéros inédits, ce nouvel opus est tout aussi farceur que le précédent. Riche en refrains tour à tour désopilants, coquins, railleurs, dramatiques, il peut aussi basculer dans une noirceur confondante qui colle très bien à la scénographie ici plutôt intime, élégamment obscurcie avec ses jeux d’ombres chinoises. Yvette Guilbert prisait La légende de Saint-Nicolas (avec ses p’tits enfants coupés en morceaux), elle ne se gênait pas non plus de conter celle de Renaud, tueur de femmes…
"Morphinée" Autant de sommets qui laissent songeur quant à la fadeur de tant de chansons actuelles. Et se savourent sans modération, quand bien même ils charrient des matières dangereuses, à l’instar de cette épatante Morphinée, inédit que Nathalie Joly a pu recréer grâce à la récente découverte de la partition perdue. Il s’agit - texte de Jean Lorrain - de la misérable confession d’une dame ravagée par les charmes maléfiques de la morphine : "Oh la douceur de la morphine : Son froid délicieux sous la peau! On dirait de la perle fine coulant liquide dans les os…" Un air qui fait froid dans le dos mais qui fut, si l’on en croit les mémoires d’Yvette Guilbert (Les chansons de ma vie, éd. Grasset), l’un de ses plus grands succès!


POLITIS
le 20 décembre 2012 par Gilles Costaz
Les deux vies de la diva - Une vision nouvelle d’Yvette Guilbert par Nathalie Joly.
Yvette Guilbert incarne la chanson d’une époque folle qu’on appelle parfois belle : le temps des plaisirs de vivre stimulés par l’alcool. Toulouse-Lautrec a saisi la diva du caf’conç sous un angle étrange, comme une femme décharnée se cachant sous un maquillage appuyé. Tout en gardant en tête ses grands succès, Madame Arthur, Le Fiacre, il faut sans doute aller voir derrière ces images trompeuses. C’est ce à quoi s’attache Nathalie Joly depuis plusieurs années. Cette comédienne-chanteuse a découvert des choses surprenantes. Notamment que Sigmund Freud adorait Yvette Guilbert et avait échangé avec elle une correspondance fournie. Ces lettres, Nathalie Joly les a retrouvées à Londres et en a publié la traduction dans le CD réalisé à l’occasion de son premier spectacle sur la reine de la chanson fin de siècle, Je ne sais quoi.
Aujourd’hui deuxième épisode. Le nouveau spectacle et le nouveau CD s’intitulent En v’là une drôle d’affaire, titre qui se réfère à une chanson cocasse. Mais l’entreprise de Nathalie Joly n’est pas seulement d’offrir un récital plaisant. C’est de relier un destin à l’histoire et d’ouvrir des archives oubliées. Après son premier récital, elle a reçu un appel d’une femme très âgée qui lui a confié un carton plein d’écrits inédits d’ Yvette Guilbert. De son vivant, celle-ci avait publié un livre déjà substantiel, La Chanson de ma vie. Avec ces papiers jaunis, Nathalie Joly tenait un matériau encore plus riche. Elle pouvait donc donner un coup de projecteur qui n’aurait plus Freud dans son halo, mais l’art d’ Yvette Guilbert, sa pensée sur la chanson et sa lutte contre les facilités du métier.
Bien qu’aujourd’hui sa légende reflète l’humeur coquine d’une société avide de gaudriole, la créatrice du Fiacre était féministe, luttant pour l’amélioration de la condition de la femme. Tout en chantant, Nathalie Joly remet aux spectateurs le fac-similé d’un prospectus édité dans la décennie 1910, où Yvette Guilbert invite les jeunes filles de New York à ses cours gratuits de diction, de jeu, de chant et de pantomime….
Cependant, le spectacle se noue surtout autour des interrogations d’une chanteuse sur son art, et de ses combats contre les recettes de professionnels du genre. Elle parle de sa voix, mais tout autant de son œil. C’est « par son œil », dit-elle, qu’elle attrape son public. Elle parle aussi de l’échec ou de la ténacité à lui opposer. « En vérité, je vous le dis, il ne faut jamais se décourager », confie-t-elle à l’intention des autres chanteurs, dans un texte où elle a cette phrase qu’on attendrait pas d’une amuseuse : « Sans les artistes, la nation se meurt ». Nathalie Joly a composé un moment étonnant. Elle est dans un beau falbala rougeoyant, puis tout à coup en costume japonais traditionnel. Eh oui, Yvette Guilbert aimait les japonaiseries pour chanter le répertoire traditionnel français ! La mise en scène de Jacques Verzier et la prestation allègre du pianiste Jean Pierre Gesbert amplifient l’épaisseur théâtrale de ce voyage dans le temps, où l’interprète déploie une puissante voix de velours et un talent intense de comédienne.
Gilles Costaz





PARISCOPE le 19-12-2012 par Marie Céline Nivière
Théâtre musical - En v’là une drôle d’affaire

Yvette Guilbert, cette femme aux gants noirs et au nez en trompette, immortalisée par Toulouse Lautrec, a été une immense vedette au début du siècle dernier. De son répertoire, certaines chansons sont restées dans la mémoire collective, comme « Le fiacre », qui allait trottinant et « Madame Arthur » qui fit parler d’elle longtemps…Mais derrière ce succès, se cache un répertoire beaucoup plus riche que cela. La comédienne et chanteuse Nathalie Joly s’est attelée à la noble tâche de rappeler combien Yvette Guilbert fut avant tout une immense artiste et une pionnière du féminisme. Dans un premier spectacle intitulé « Je ne sais quoi », elle évoquait les relations entre la chanteuse et Freud. Ce nouvel opus, « En v’là une drôle d’affaire », met en lumière toutes les réflexions d’une artiste sur son métier. Même si les chanteuses réalistes lui doivent beaucoup, Yvette Guilbert n’est pas de ce style-là. C’est « une diseuse ». A mi-chemin entre le théâtre et la musique, entre le parler et le chanter, elle a inventé un langage, le « rythme fondu ». Mise en scène par Jacques Verzier, dans une scénographie superbe, évoquant les japonaiseries de l’époque, avec ses jeux d’ombres, Nathalie Joly, vêtue d’une longue et coquine robe rouge, incarne les nombreuses nuances de cette artiste hors normes. L’interprétation est impeccable. Accompagnée au piano par l’excellent Jean-Pierre Gesbert, Nathalie Joly nous fait découvrir des petits chefs d’œuvre oubliés, comme « Je suis pocharde », « Renaud le tueur de femmes », « Complainte d’une méchante », « le bain du modèle »… Ce magnifique spectacle se joue dans un écrin qui lui va à ravir, la Vieille Grille. Ce lieu, situé à deux pas de la Grande Mosquée de Paris, est un des derniers petits cabarets Parisiens. Il ressemble à ces estaminets dans lesquels Yvette Guilbert a dû passer autrefois. « Cahin caha, hu, dia hop là », voilà une belle promenade dans le temps que l’on suit gaiement !
Marie Céline Nivière


LE CANARD ENCHAÎNÉ le 13-12-2012
Le coin-coin des variétés
En v’là une drôle d’affaire. Revoici Nathalie Joly dans un nouveau spectacle célébrant Yvette Guilbert, cette chanteuse de cabaret, écrivaine subtile, amie de Freud et virtuose du « parlé chanté ». Un délice pour l’oreille et l’intelligence. Albert Algoud


TELERAMA le 18-12-2012 - Sortir TT On aime beaucoup
juin 2013 au Théâtre de l'Ouest Parisien et à l'Européen
Après Je ne sais quoi, où Nathalie Joly racontait les rapports de Freud et d'Yvette Guilbert, elle évoque dans ce nouveau spectacle le destin de la reine du caf'conc, pionnière du féminisme qui renonça aux succès faciles et renouvela le répertoire. Nathalie Joly chante bien, elle a du charme et de l'humour. Jean-Pierre Gesbert l'accompagne au piano, ponctue le récital de phrases sur la vie de la chanteuse. Par un jeu très subtil, Nathalie Joly révèle ce qu'Yvette Guilbert apporte à l'interprétation et à l'écriture de textes qui croquent des personnages pittoresques du début du 20e siècle. Elle souligne comment, avec le "parlé-chanté" et le "rythme fondu", Yvette Guilbert a fait entrer la chanson dans une modernité qui dure encore, notamment dans le slam. Sylviane Bernard-Gresh




L'AVANT-SCENE THEÂTRE
La quinzaine de Gilles Costaz le 1-02-2013
Yvette Guilbert n’est pas une figure insignifiante du music-hall, ou plutôt du café-concert de la fin du XIXe siècle et du début du XXe. Loin de là ! L’actrice- chanteuse Nathalie Joly s’attache à reprendre son répertoire et à éclairer son histoire. Elle ne fait pas du tout une confé- rence, mais des spectacles d’une grande beauté, nourris d’une rare documentation, projetant une lumière souvent inédite. Elle avait précédemment travaillé sur les relations d’Yvette Guilbert et de Freud, allant jusqu’à retrouver à Londres la cor-
respondance entre la chanteuse et le fondateur de la psychanalyse et à l’utiliser sur scène. Ce deuxième spectacle, En v’là une drôle d’affaire, à la Vieille Grille, porte sur l’art, le métier, la vie d’artiste d’Yvette Guilbert. Car, vue de loin, la car- rière de la chanteuse de Madame Arthur et du Fiacre semble facile et commerciale. Mais Yvette dut, en réalité, se battre contre les préjugés et les recettes de son temps. Féministe, soucieuse de l’égalité des sexes, elle plaidait même pour l’impor- tance des artistes dans la politique de la nation. On apprend bien des choses éton- nantes dans ce récital-monologue où Nathalie Joly bénéficie de l’aide d’un accompagnement enjoué de Jean-Pierre Gesberg et d’une mise en scène nerveuse de Jacques Verzier. L’actrice chante d’une voix profonde et la chanteuse, qui est la même personne, joue avec une belle sensibilité. Avec Nathalie Joly, le caf’conc’ devient théâtre.

FRANCE CULTURE / MOVIMENTO
RAP A LA FRANCAISE / Nathalie Joly est invitée le 15-12-2012
par Jeanne Martine Vacher
Pour son spectacle "En v'là une drôle d'affaire" création 2012 (à La Vieille Grille, Paris 5ème jusqu'au 31 décembre), la suite de "Je ne sais quoi" son diptyque "Nathalie Joly chante Yvette Guilbert .


France Musique / Musique matin
samedi 8 décembre 2012
Actualités du disque par Dominique Boutel
Comme chaque semaine je vous propose de découvrir un disque paru cette année et ce matin pour changer un peu de registre mais pas complètement: nous allons découvrir le disque que Nathalie Joly consacre à Yvette Guilbert et qui s’intitule joliment “En v’là une drôle d’affaire” ....
.... Une bien terrible chanson que l’on vous a peut-être chantée quand vous étiez petit , la chanson“la légende de Saint Nicolas”qui moi personnellement me glaçait le sang quand j’étais enfant. Nous l’écoutions dans la version de la chanteuse Nathalie Joly avec Jean Pierre Gesbert au piano, Nathalie Joly qui chante Yvette Guilbert dans ce disque Et aussi à la Vieille Grille à Paris jusqu’au 31 décembre, une soirée pour laquelle vous pouvez gagner des places si vous nous écrivez sur le site de l’émission musique matin le samedi : C’était la nouveauté du disque, un choix de France Musique.
http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_11874.xml



France Musique / Musique matin / Nouveautés du disque par Dominique Boutel
L’aventure « Nathalie Joly chante Yvette Guilbert » continue. La compagnie Marche la route présente la suite du spectacle Je ne sais quoi (correspondance avec Freud) avec la création En v’là une drôle d’affaire dans une mise en scène de Jacques Verzier. Une suite ? Oui car un dossier providentiel a été donné à Nathalie Joly, à l’origine du spectacle et interprète des chansons, contenant divers documents inédits manuscrits de la main d’Yvette Guilbert …. En 1900, Yvette Guilbert, reine du Caf'Conc', pionnière du féminisme, résilie ses contrats en plein succès et parcourt le monde. A New-York, elle explore un nouveau répertoire entre conte et faits divers, s'interroge sur les processus de création et de transmission. Son art du parlé-chanté, qu'elle nomme rythme fondu, rayonnera dans toute l'Europe et influencera la chanson jusqu'au slam d'aujourd'hui. liens : @ Théâtre de la vieille grille <http://www.vieillegrille.fr/tiki-index.php> Du 28 novembre au 31 décembre 2012 Du mercredi au samedi à 21h00 & les dimanches à 17h00 lundi 31 décembre à 21h durée : 1h15

France Musique / Les traverses du temps par Marcel Quillevéré le 14 janvier 2013
... Il y a beaucoup à apprendre des bons chanteurs de chanson...France musique est partenaire d’un spectacle magnifique sur Yvette Guilbert au théâtre de la vieille grille qui a été prolongé parce que ça a un succès fou, du 27 janvier au 3 février avec Nathalie Joly.

France Musique / / Musique matin /« Venez quand vous voulez » Par Denisa Kerschova le 29-01-2013
Un spectacle génial , imaginez un petit café théâtre à Paris, où le temps s’est arrêté, à Paris dans le 5ème arrondissement , le théâtre s’appelle le théâtre de la vieille grille. Là-bas, chaque soir cette semaine, Nathalie Joly chante les chansons de Yvette Guilbert, la chanteuse de la fin du 19ème et du début du 20ème siècle, la chanteuse au grand cœur, au talent rare, drôle, grave , légère et fatale, qui entretenait une correspondance avec Freud qui affichait la photo de Yvette Guilbert dans son bureau. Allez-y, courrez-y !

RFI le 5 décembre 2012 écouter
Vous m'en direz des nouvelles !
Nathalie Joly, Jean-Pierre Gesbert, invités principaux, interwievés Par Jean François Cadet
Nathalie Joly et Jean-Pierre Gesbert, chanteuse et pianiste du spectacle « En v’là une drôle d’affaire » au Théâtre de la vieille grille, du 28 novembre au 31 décembre 2012.


EUROPE 1 Le 28-01-2013 par Diane Shenouda
Journal de 22h30 Edition présentée par Jean-Michel Dhuez
Un spectacle à voir à Paris maintenant au théâtre de la Vieille Grille : La comédienne Nathalie Joly rend hommage à l’une des stars des cabarets des années 20, en l’occurence Yvette Guilbert qui a notamment été l’égérie de Toulouse Lautrec, Reportage Diane Shenouda :
Femme de talent Nathalie Joly, excellente comédienne et chanteuse, du charme, le charme de la Parisienne, brune élégante sensuelle et coquine, elle apparaît d’abord en robe fourreau rouge puis en kimono derrière un paravent…. Une voix de velours, elle excelle une nouvelle fois dans l’art du parlé chanté, sorte de rap avant l’heure inventé par Yvette Guilbert, chanteuse de cabaret des années folles, féminine et féministe jusqu’au bout des ongles.
« C’est quelqu’un qui a libéré quelque chose de la parole des femmes parce qu’ elle avait une parole crue, l’équivalent aujourd’hui c’est le rap, cette parole engagée, crue. Le cabaret était le reflet de notre société, et dans cette société elle a compris qu’il fallait, sur la femme, oser dire certaines choses et les chanter. C’est un exemple pour nous encore aujourd’hui ».
Elle chante la vie d’artiste et l’amour, l’amour quand on en rit…et la passion quand on en pleure…Un spectacle intimiste et chaleureux qui pétille d’humour et d’intelligence à ne pas manquer dans l’un des derniers petits cabarets Parisiens. Nathalie Joly qui rend hommage à Yvette Guilbert.


France Bleue
23-12-2014 Une après midi avec Billy


ALLEGRO THÉÂTRE le 29 novembre 2012
Nathalie Joly a été bien inspirée de commencer le tour de chant qu'elle consacre à Yvette Guilbert, immense chanteuse d'avant-guerre, par L'éternel féminin" de Jules Laforgue que l'artiste mit elle même en musique. Icône de la féminité avant que cette expression ne soit en vogue, la dame traça son chemin dans des conditions hasardeuses. Ses débuts, elle les fit au Chat noir, caf 'conc des Grands Boulevards où son répertoire d'une cocasserie suavement coquine était grandement apprécié. De graves revers de santé l'éloignèrent de la scène. La solitude dans laquelle elle se retrouva la poussa à changer de cap. Exilée durant plusieurs années aux Etats Unis, elle y fonda une école de chants pour jeunes talents désargentés. Et plus décisif : exhuma des centaines de chansons médiévales dont elle se fit l'interprète. Saisie par une soif inextinguible de transcendance elle se mit aussi à l'étude du Nouveau Testament. Pas étonnant que les chants de cette époque, où la passion apparaît comme le thème central, souvent se fassent prières. Elle n'en resta pas moins fidèle à son humour laconique et rencontra à nouveau le succès. Douée d'une voix tour à tour enveloppante, grinçante ou de gorge, Nathalie Joly est la passeuse idéale de ces oeuvres dissemblables. Parmi les chansons qu'elle a réunies on reste surtout sous le charme de "La pocharde", où elle décrit un personnage qui tient à la fois de Zola et de Feydeau, et de "La morphinée" dans laquelle elle évoque ces femmes, souvent disciples de Lesbos, toute au bonheur d'avoir découvert des plaisirs inédits. Enrichi par la présence au piano de Jean-Pierre Gesbert - qui lance de temps à autres de piquantes répliques -ce spectacle est un délice. Qui doit beaucoup à la mise en scène d'une fieffée fantaisie de Jacques Verzier. JOSHKA SCHIDLOW


ARTISTIK REZO décembre 2012
En v'la une drôle d'affaire - Nathalie Joly chante Yvette Guilbert - 2ème partie - Du 28 novembre au 31 décembre 2012
La talentueuse Nathalie Joly revient au Théâtre de la Vieille Grille pour rendosser le costume d'Yvette Guilbert, célèbre reine du café Concert au tournant du 19ème siècle. Bluffant. Elle nous avait déjà épaté avec le premier opus (et vrai succès), Je ne sais quoi, où elle revenait sur la correspondance entre Yvette Guilbert et Sigmund Freud ; plus mûr, plus abouti, plus libre, ce En v 'la une drôle d'affaire est tout simplement un joyau brut d'émotion et d'intelligence. Durant 1h10, Nathalie Joly déploie (et avec quel talent !) toute l'étendue de son pupitre vocal, décrivant la vie agitée d'Yvette Guilbert, chanteuse de « beuglants » ayant durablement influencé l'art lyrique par sa technique du « rythme fondu ».
Elle se produit accompagnée de son compère pianistique, l'accompli Jean-Pierre Gesbert, qui se fend même ici du splendide I Want You my Honey de John Templeto. Quelques allusions subtiles au premier spectacle, mais rien de rigide : vous pouvez tout à fait vous ruer sur ce deuxième opus, instructif et bouleversant à la fois, sans avoir vu le spectacle précédent.
La mise en scène, signée par Jacques Verzier (qui a travaillé entre autres avec Jean-Luc Lagarce et Jean-Michel Ribes) est extrêmement aboutie : on y retrouve le mélange des cultures, l'ouverture d'esprit chère à Yvette Guilbert, par le biais du japonisme, si en vogue à l'époque. Plus de chansons, plus d'interaction avec le public qui se verra remis une copie du programme originale enseigné dans l'école qu'Yvette Guilbert ouvrit à New York vers 1913. Une école de chant gratuite pour jeunes filles, elle qui ne pouvait plus chanter alors...
Cette générosité, cette énergie sans faille, Nathalie Joly la porte à bout de bras, sur le visage, dans le regard : version sexy de La Légende de Saint Nicolas, déambulation trouble de Je suis pocharde, et surtout, surtout, l'hallucinant Morphinée qui vous laisse au bord des larmes, alors que celle de l'artiste coule librement sur ses joues.
Bref, il n'y a pas à hésiter une minute : Si vous voulez en savoir plus sur les aquabonistes, le boulangisme et les rapins, courez voir « En v 'la une drôle d'affaire », et sa drôle de dame. Mathilde de Beaune

ARTISTIK REZO 22 décembre 2014
Nathalie Joly reprend son spectacle En v'là une drôle d'affaire mis en scène par Jazcques Verzier au Théâtre de la Vieille Grille Paris 5ème. Un spectacle charmant, raffiné et précis sur une chanteuse hors du commun.
Je ne sais quoi : 1er épisode d’après les chansons d'Yvette Guilbert et sa correspondance avec Freud.
ébauché à la demande de la Société Psychanalytique de Paris, sur une proposition de Paul Denis , pour célébrer le 150ème anniversaire de la naissance de Freud et le 80ème anniversaire de la SPP à la Mutualité. Freud avait entendu Yvette dès ses débuts au Cabaret lors de son premier séjour Parisisen vers 1890. Frappé par l'esprit de l'interprète qui saisit l'âme humaine avec humour et cruauté, compassion et tendresse, il lui fait part de son admiration. Tous deux cherchaient dans les "terres inconnues" de la sexualité ce qui alimente la vie de l'esprit. Reine incontestée du Caf conç', Yvette fut pendant cinquante ans l'ambassadrice de la chanson française dans plus de trente pays. On retrouvera ses chansons drôles, émouvantes, inédites ou célèbres comme Madame Arthur.
En v'là une drôle d'affaire : 2ème épisode d’après le destin et la vie d’Yvette Guilbert.
Le succès du spectacle "Je ne sais quoi" a suscité une suite. En 1900, la Reine du caf'conç' résilie ses contrats et décide de parcourir le monde. A New York, elle explore le nouveau répertoire de sa seconde carrière, entre conte et fait divers, s'interroge sur les processus de création et de transmission. Son art du parlé chanté, qu'elle nomme rythme fondu, circulera dans toute l'Europe d'avant guerre, jusqu'au slam d'aujourd'hui.
Le spectacle vaut le détour : de par la qualité de la mise en scène, le sérieux de ses recherches sur la tessiture et les conditions d'interprétation, Nathalie Joly ressucite littéralement Yvette Guilbert et le monde des cafés concerts. Chansons réalistes à pleurer, comiques, coquines, tout le répertoire est représenté et dépeint brillamment le portrait d'une femme ambitieuse et internationale avant l'heure
. Mathilde de Beaune


Froggy’s delight
Spectacle musical conçu et interprété par Nathalie Joly accompagnée au piano par Jean-Pierre Gesbert dans une mise en scène de Jacques Verzier.
La comédienne et soprano Nathalie Joly a fait une belle rencontre en la personne de Yvette Guilbert, chanteuse de l'âge d'or du café-concert. Cette figure mythique de Montmartre à la Belle Epoque lui a inspiré, en 2009, un spectacle très réussi, "Je ne sais quoi", construit autour de son répertoire de chansons réalistes et de ses relations amicales avec le psychanalyste Sigmund Freud, qui avait trouvé un joli écrin dans la petite salle du Théâtre de la Vielle Grille. En 2012, elle revient dans ce même lieu pour présenter un deuxième opus guilbertien qui évoque des aspects moins connus de sa vie quand elle se consacrait à l'enseignement du chant et de sa technique du rythme fondu et de son "éloquence" entre parlé et chanté qui fit son succès, et à un registre musical différent de son "répertoire des gants noirs". Privilégiant le récital pour salon à la reconstitution de soirée au caf-conc' et l'évocation de la personnalité de la femme et de l'artiste qui va au-delà de sa représentation immortalisée par les affiches de Toulouse-Lautrec, Chéret et Steinlen, elle a conçu un spectacle intelligent et sensible. Si elle commence par quelques titres-phares très connus, tels "Je suis pocharde", "La pierreuse", et "Partie carrée entre les Boudin et les bouton" qui clôt de manière joyeusement coquine le spectacle, Nathalie Joly s'est attachée à faire découvrir au public la prédilection musicale de Yvette Guilbert pour les tragiques légendes médiévales ("Les anneaux de Marianson"), les chansons populaires de la Vieille France gaillardes ("Idylle normande") comme dramatiques ("La légende de Saint Nicolas") ainsi que les poignants portraits de femmes avec en point d'orgue sublime "La morphinée". C'est d'ailleurs avec une célébration de l'Eternel Féminin, "Notre petite compagne", un poème de Jules Laforgue mis en musique par le mélodiste Emile Waldteufel, que commence, avec une belle ouverture en ombre chinoise, le spectacle. Avec ses complices de route théâtrale et musicale, l'espiègle comédien-pianiste Jean-Pierre Gesbert, qui lui donne hardiment la note - et la réplique - et toujours sous la direction de Jacques Verzier, comédien versé en comédie musicale qui connaît donc bien la chanson, Nathalie Joly, pétillante et expressive, maîtrisant et modulant parfaitement dispense un spectacle de qualité qui ravira, entre autres, les passionnés d'histoire de la chanson française.
Martine Piazzon

La TERRASSE
Avignon juillet 2012
Passée à la postérité graphique sous les pinceaux de Toulouse-Lautrec, Yvette Guilbert fut au tournant du XXème Siècle une héroïne des nuits musicales des cabarets parisiens.

Nathalie Joly, actrice et chanteuse, passionnée par la culture des cabarets, narre en deux volets ce personnage mythique du Moulin Rouge ou de la Scala mais aussi des scènes du monde entier: après avoir raconté la Guilbert par le prisme de son amitié avec Sigmund Freuc dans le premier épisode Je ne sais quoi, Nathalie Joly crée la suite de cette biographie chantée. En v'là une drôle d'affaire dépeint une Yvette Guilbert pionnière, précurseur du sprech gesang ou du slam, engagée dans un art citoyen, une parole féministe populaire. Vanessa Fara

THÉÂTROTÈQUE le 24-06-2012
Deuxième épisode du spectacle Je ne sais quoi. Un piano, une voix et des textes noirs chargés d’humour : un cocktail détonnant.
Nathalie Joly, qui porte très bien son nom, accompagnée du pianiste Jean Pierre Gesbert, nous interprète une partie du répertoire d’Yvette Guilbert. Une occasion originale de découvrir ou de redécouvrir cette artiste des années 1900. Un auteur, une interprète, une artiste, une femme incroyable.
C’est avec humour, sensualité, talent et passion que Nathalie Joly rend hommage à cette grande dame. C’est en 1885 qu’Yvette rencontre Charles Zidler (directeur de l’hippodrome et créateur du Moulin Rouge). Une rencontre décisive qui la propulsera dans le monde du spectacle.
Le pianiste, Jean-Pierre Gesbert, arrive sur scène et commence quelques accords. Soudain, l’ombre d’une femme langoureuse apparait derrière un paravent. La voix, proche des voix d’opérettes, joue avec les graves et les aigus. Puis Nathalie Joly apparait dans une robe rouge, provocante et à la fois toute en finesse. Sublime !
Les textes sont drôles mais d’un humour noir. Les chansons traitant de femmes frappées, bafouées... sont abordées avec humour. La plume d’Yvette Guilbert permet le génie de la dérision. On est désolé et outré tout en riant de la situation. Les histoires sombres deviennent légères, ces chansons tragi/comiques deviennent un enchantement.
Le duo Nathalie Joly et Jean-Pierre Gesbert fonctionne à merveille. Ces deux-là se donnent la réplique, s’amusent, s’aiment et se moquent tendrement l’un de l’autre. Jean-Pierre accompagne parfois Nathalie au chant afin de donner de la résonance à la chanson.
La mise en scène permet de suivre l’évolution de la carrière d’Yvette Guilbert. Son succès à Paris dans les cafés-concerts, son départ pour New York où elle monte son école pour jeunes comédiennes totalement gratuite (The David Mammes Music School), son retour à Paris et son triomphe. Yvette Guilbert est à l’image de sa carrière, incroyable et atypique.
Dans une scénographie simple, jouant avec des symboles de l’art asiatique comme le kimono de Nathalie, le masque de Kabuki, les ombres chinoises et le paravent, l’atmosphère est intime et chaleureuse. Les lumières apportent une couleur à la pièce, tout en douceur. Point trop n’en faut, juste ce qu’il faut et c’est parfait comme cela. Le spectacle fonctionne, la comédienne et son pianiste sont fabuleux. On en redemande ! Cyril Tardivel

France Musique: 42ème Rue par Laurent Valière, le 17 juin 2012
….et puis Nathalie Joly qui crée à la Cartoucherie la deuxième partie de son spectacle musical basé sur la vie de la chanteuse et comédienne pionnière du féminisme Yvette Guilbert. On avait beaucoup apprécié la première partie de ce spectacle de Nathalie Joly qui était basé sur la correspondance entre l’actrice et Freud, et cette fois c’est une deuxième partie qui se déroule notamment au caf’’conç’ et qui s’intitule « En v’là une drôle d’affaire » ….Nathalie Joly interprète Yvette Guilbert dans cette deuxième partie de ce spectacle que je vous recommande ça s’intitule « En v’là une drôle d’affaire » C’est au théâtre de la Tempête cartoucherie du 19 au 24 juin.

ALLEGRO THÉÂTRE le 22 Juin 2012 : En v'là une drôle d'affaire d'après les chansons d'Yvette Guilbert
Nathalie Joly a été bien inspirée de commencer le deuxième tour de chant qu'elle consacre à Yvette Guilbert, chanteuse fameuse de l'avant - guerre, par "l'Eternel féminin" poème de Jules Laforgue que l'artiste mis en musique. Icône de la féminité avant que cette expression ne fut en vogue, la dame traça, avant de devenir une célébrité, son chemin dans des conditions extrêmes. Ses débuts, elle les fit en se produisant au Chat noir, caf’ conç’ des Grands Boulevards, où son répertoire d'une cocasserie suavement coquine était grandement apprécié. De graves ennuis de santé l'éloignèrent de la scène. La solitude dans laquelle elle se retrouva la poussa a changer de cap. Elle partit durant plusieurs années aux Etats-Unis où elle fonda une école de chant pour de jeunes talents désargentés. Elle exhuma aussi des centaines de chansons médiévales dont elle se fit l'interprète. Elle fut aussi à cette époque saisie d'une soif de transcendance qui l'incita à étudier le nouveau testament. Pas étonnant que les chants de cette époque, où la Passion devint le thème central, souvent se fassent prière.Elle resta néanmoins fidèle à son humour laconique et connut à nouveau la gloire. Douée d'une voix tour à tour caressante, grinçante ou enténébrée, Nathalie Joly est l'interprète idéale de ces oeuvres si dissemblables. On retiendra parmi les chansons qu'elle nous fait découvrir "La pocharde" où elle dépeint un personnage qui tient à la fois de Feydeau et de Zola et cette merveille qu'est "La morphinée" où elle évoque ces femmes, souvent disciples de Lesbos, qui avaient découvert des plaisirs inédits. Enrichi par la présence complice de Jean-Pierre Gesbert son pianiste - qui n'hésite pas à lui balancer de piquantes répliques - ce spectacle est un délice. Qui doit beaucoup à la mise en scène d'une fervente fantaisie de Jacques Verzier.Yvette Guilbert disparut en 1944 à l'âge de 79 ans après avoir eu des ennuis avec la gestapo car mariée à un savant d'origine juive.
JOSHKA SCHIDLOW

Regard en coulisse le 19 juin 2012
Nathalie Joly, de « Je ne sais quoi » à « En v’là une drôle d’affaire » Première du nouveau spectacle de Nathalie Joly : ce soir 19 juin. L’aventure « Nathalie Joly chante Yvette Guilbert » continue. La compagnie Marche la route présente la suite du spectacle Je ne sais quoi (correspondance avec Freud) avec la création En v’là une drôle d’affaire dans une mise en scène de Jacques Verzier. Une suite ? Oui car un dossier providentiel a été donné à Nathalie Joly, à l’origine du spectacle et interprète des chansons, contenant divers documents inédits manuscrits de la main d’Yvette Guilbert …. Rémy Batteault

Un fauteuil pour l’orchestre le 21 juin 2012
« V’là une drôle d’affaire » Nathalie Joly au Théâtre de la Tempête
Il y a un endroit où l’on voyage dans le temps : Assis sur son fauteuil de la salle Copi au théâtre de la Tempête, préparons-nous à rembobiner la cassette du temps et appuyer sur «play » : le chapitre Yvette Guilbert. Une véritable artiste de la chanson réaliste de la fin du 19ème siècle mais surtout une femme incroyablement sensée, en permanente réflexion sur son art et sur la société dans laquelle elle évolue; Des chansons complètement ancrées dans la réalité de son époque et pourtant ces chansons s’écouteraient presque comme un conte… pour adulte! Côté jardin, le piano. Côté cour, un paravent en tissu sur un tapis et au milieu un rideau rouge en velours suspendu à la rambarde d’une façade grise ; Une sorte de décor éphémère, des pièces transportables qui une fois installées nous font valser en un claquement de doigt à plus de cent ans en arrière à la découverte de cette figure passionnante presque historique et qui, une fois enlevées laisserait cette grande façade en fond de scène ne laissant entrevoir aucun chemin vers un espace bien plus onirique que celui que nous traversons pendant 1h15… C’est dans ce décor que l’ombre d’Yvette apparaît de derrière le paravent, une chimère qui viendrait réinvestir le lieu, se réveiller après un long sommeil pour revivre avec ce même feu, l’histoire de sa vie mais surtout de son œuvre. Ce personnage fascinant, c’est Nathalie Joly, magnifiquement juste et lumineuse, qui l’investit avec son inséparable Jean-Pierre Gesbert, au piano. Un duo parfait qui repose sur l‘écoute que chacun accorde à l‘autre, traversant ensemble le récit de personnages qui semblent presque se dresser devant nous ! Jacques Verzier signe une mise-en-scène très ingénieuse où tout l’intérêt est de savoir où se place la comédienne par rapport à cette histoire, à quel endroit de jeu et quel état de corps se trouve Nathalie Joly pour rendre compte aujourd’hui de cette transformation d’une jeune femme pilier des cafés-concerts à une figure incontournable et incroyablement contemporaine. C’est une véritable création qui s’inspire d’une figure et d’un univers très marqué mais réussi à s’en détacher pour parler d‘une femme mais aussi d‘une artiste au-delà du nom «Yvette Guilbert»; c’est aussi une façon d’observer l’état de la ville, de la politique, de ses habitants et citoyens ainsi que des artistes à l’époque de la chanteuse et se rendre compte des changements ou au contraire constater que certains faits ou récits sont universels, et quelque soit notre avancée scientifique, technique ou artistique, l’Homme reste toujours confronté à autrui et c’est de ce rapport entre ces deux forces que naissent ces chansons, ces pièces de théâtre, ces œuvres cinématographiques…. C’est un véritable petit bijou, un spectacle musical exigeant et très intéressant comme nous aimons voir, sobre et esthétique avec des costumes, des lumières et des accessoires qui ne cessent de nourrir notre imaginaire sans le gaver. C’est l’art de se concentrer sur l’essentiel pour amener le public avec beaucoup de liberté là où veut aller l’équipe de « En v’là une drôle d’affaire ».Si le Festival du théâtre à vif consiste à parler de notre actualité, alors c’est un pari périlleux mais hautement relevé puisque comprendre notre actualité c’est peut-être remonter un siècle avant et voir que finalement, nous nous trouvons dans un perpétuel recommencement. Marie Surget

La revue marseillaise du théâtre
La chanteuse, si elle se garde bien d’imiter l’inimitable Guilbert dont les disques perpétuent le souvenir et la savoureuse et rocailleuse façon de rouler les r, fait sienne une façon de dire et chantonner le texte, entre chant et parole, qui tient de ce sprechgesang, ce parlé-chanté dont il faut rappeler que Schönberg, peintre également, alla le chercher dans les cabarets viennois, tout comme Toulouse-Lautrec trouva aussi son inspiration dans les cafés chantants, laissant d’inoubliables portraits d’Yvette Guilbert. Lieux finalement où racaille et canaille, bourgeois en goguette et grisettes, artistes, intellectuels, se retrouvaient joyeusement, d’où la création souvent audacieuse naissait de ce mélange étonnant ou détonnant.
Ainsi, les textes de Guilbert (qui intéressa Freud) sont de vraies créations parolières : leurs rimes et répétitions, recherche de sens et de sons, ont souvent un comique percutant, une cocasserie coruscante, clownesque, qui occulte un grand art pour qui ne sait entendre ce qu’il écoute et ce qu’il en coûte. Et c’est justement l’art de l’interprète, ici Nathalie Joly, de distiller, d’aciduler, passant de la voix de poitrine à la voix de tête, de ce « recitar col canto’, de ce ‘réciter en chantant’ comme disaient les premiers théoriciens florentins de l’opéra, ou plutôt, du théâtre lyrique, mettant en valeur la phrase, dans la phrase, le mot, et les chutes inattendues et plaisantes, la pointe de la fin des vers. Mordante, piquante, gouailleuse, elle nous régale avec J’en suis pas sûre, La Pierreuse des fortifs’ appelant son mec et mac à la rescousse contre le bourge jobard ; ivresse des mots de Je suis pocharde, l’inénarrable chiasme rhétorique de la Partie carrée entre les Boudin et les Bouton, etc. On notera que Nathalie Joly, saluée par la critique, promène dans le monde un spectacle avec les chansons d'Yvette Guilbert et de sa correspondance avec Freud et que l'on en trouve un CD. Benito Pelegrin


Regard en coulisse
Nathalie Joly, Yvette Guilbert à la folie

17 juillet 2012, par Rémy Batteault
Actuellement en Avignon, Nathalie Joly fait de nouveau revivre Yvette Guilbert après le formidable "Je ne sais quoi" et livre une autre facette de l'artiste.
- Vous présentez, après le succès remporté par Je ne sais quoi, cet autre spectacle. Est-ce une suite ?
Je voulais faire un autre épisode sur le personnage et le destin d’Yvette Guilbert, notamment sur sa transmission du parlé chanté et sa seconde carrière. C’est alors qu’une dame d’un certain âge m’a donné un ensemble de documents inédits écrits de la main d’,Yvette dont une partie constituent des témoignages passionnants de son école des arts du spectacle à New York avec des partitions inédites de chansons populaires et mythologiques issues du Moyen Age. En v’là une drôle d’affaire est donc la suite de notre exploration sur Yvette Guilbert, dans laquelle j’ai approfondi le travail sur le parlé chanté avec la même équipe. Mais on peut voir ce spectacle sans avoir vu Je ne sais quoi. La mise en scène de Jacques Verzier est très différente. Je ne sais quoi se focalise sur Freud au cabaret, ce second épisode se passerait plutôt chez Yvette Guilbert qui livre ses secrets….
- Qu’est-ce qui vous plait le plus chez Yvette Guilbert ?
Sa ténacité, son courage, son exigence sans concession à chercher la « vérité »et l’art au présent. C’est à la fois une artiste et une humaniste, qui porte la parole des femmes et s’engage totalement. Sa parole est directe, généreuse et franche. On pourrait la comparer à Ariane Mnouchkine !
- En quoi ce répertoire est-il intéressant aujourd’hui ?
Le parlé chanté a été invente par Yvette Guilbert et m’a toujours fasciné, que ce soit chez Kurt Weill ou dans la musique contemporaine car il laisse un espace libre au jeu d’actrice et à l’invention vocale. Cette forme mixte se retrouve dans le slam et le rap d’aujourd’hui. L’autre aspect très contemporain de ce spectacle concerne les sujets que les textes parlés nous livrent d’universel sur l’artiste, sa position face au monde, sa bataille, le courage qu’il doit garder en lui, ses contradictions, ses croyances…. « sans les artistes la Nation se meurt! » en est un échantillon. Enfin les thèmes des chansons choisies sont toujours actuels car intemporels. Ce sont à la fois des contes et des faits divers. La transmission entre femmes est également très présente.
- Comment le spectacle est-il perçu en Avignon ? Des dates sont-elles prévues à Paris et en province ?
Comme a la Tempête, le public sort enthousiaste et transporté ! C’est un vrai régal partagé car il y a plein de découvertes, des partitions totalement inédites, des aspects inconnus de la vie d’Yvette, et une incursion surprenante dans le kabuki qui évoque le japonisme de l’époque….Quant aux dates, nous jouerons à Paris du 28 novembre au 31 décembre 2012 à la Vieille Grille a 21h, à Marseille au Théâtre de Lenche du 16 au 30 mai 2013 dans le cadre d’une carte blanche qui m’a été confiée et qui s’intéressera aux « Diseuses d’hier a aujourd’hui ». Nous serons au TOP à Boulogne Billancourt le 1er et 2 juin 2013 avec les deux spectacles.

L’INSENSE
Par Annabelle Hanesse 9 juillet 2012
Le théâtre du petit chien ouvre le festival Off d’Avignon avec le diptyque d’Yvette Guilbert, chanté par Nathalie Joly. Sprech gesang ou la surprise de la parole: Un piano et un paravent habite la scène, épurée de lumière. Nathalie Joly s’installe à la manière d’un café-concert des années 1900. L’adresse est direct, le spectateur à la fois témoin et complice. A l’ombre du paravent la chanteuse dévoile un portrait sensuel à la voix d’opérette qui oscille du grave à l’aigu. Cette montagne russe des sons révèle toute la fragilité du corps à dire et à s’émouvoir. La distorsion des notes créée paradoxalement beauté et harmonie. La voix apparaît comme miroir de l’âme, où le rire, le souffle et les larmes chantent. Nathalie Joly s’inscrit dans le courant allemand du sprechgesang. A l’instar du travail de Jacques Rebotier et de la poésie sonore contemporaine, chanter apparaît comme l’essence de la parole, la voix comme enveloppe du corps. Au cours des chansons, le texte parlé agit comme un sursaut, une détonation. Parler change le rythme mais surtout la matérialité sonore. La forme stylisée du chant interrompue, les mots nous parviennent en état brut, sauvage. Le parlé, vidée par rapport au chant de variations tonales, semble pale. Pourtant il reste porteur de beaucoup de sens ! En effet, ‘parler’ donne à la comédienne l’occasion à la fois de faire des commentaires, de mettre en relief des mots et des sentiments. La forme du sprechgesang serait comme complète, car le chanté travaille sur les sens auditifs, tandis que le parlé agit sur les sens cognitifs. Cette technique fleuretant avec le slam, créée des à-coups tant dans le rythme que dans l’enjeu des paroles ; offrant ainsi aux ruptures leur caractère humoristique ou angoissant. Ce traitement de la voix à contretemps permet de trouer la mélodie musicale et de déséquilibrer voir de déshabituer notre réception sonore traditionnelle. Tout se passe comme si l’émission du son naissait de l’étonnement. La chanteuse vêtue d’un kimono peint dans l’espace des gestes expressionnistes. Son corps comme sa voix battent le rythme de la musique. Tout se passe comme si le mouvement était déplié, déconstruit et marqué par des pauses. En effet la présence d’ombres chinoises, du kimono japonais et du masque de kabuki donne au jeu de l’actrice des allures de pantin en porcelaine. Certains gestes sont répétés entraînant une sorte de décomposition de l’image. Ce parti pris de répétition gestuelle transforme le corps de la chanteuse en poupée presque déshumanisée. Et pourtant plus la femme devient pantin et plus les émotions stylisées semblent humaines ; comme si le factice était plus vrai, le non réaliste plus naturel. Les codes du théâtre japonais ’kabuki’ fonctionne avec le café-concert d’Yvette Guilbert, car ses chansons sont habitées d’épopées et de passion ; elles en deviennent parfois religieuses. Le corps se présente dans un espace ritualisé par une douche de lumière entourée de la noirceur du néant. Ainsi les dieux sont comme prêts à être accueillis. Le chant fait place à l’invocation, à la prière. Un rapport spectaculaire : Nathalie Joly incarne une Yvette Guilbert pleine de courage et en proie aux épopées de ses chansons. En fonction du registre de l’histoire, noir ou léger, la tessiture de la chanteuse varie, montrant ainsi une Yvette Guilbert fragile, moqueuse, séductrice ou disciplinaire. Les textes de cette « diseuse fin de siècle » relèvent à la fois du conte et du fait divers. La transmission orale et son adresse directe aux spectateurs procurent une véritable ambiance intimiste et conviviale. Les oreilles s’enchantent à chaque coupure du chanté au parlé, en restant toujours dans l’attente et la surprise du prochain sursaut. La complicité, que crée le parlé (source de commentaire) entre la chanteuse et le public de même que l’esthétique japonisante révèle la scène dans sa fonction la plus spectaculaire. Ce café-concert est un véritable show grâce au ton populaire des paroles, à la désinvolture du chant et à la beauté esthétique. Par ailleurs des intermèdes pertinents, engagent tout un questionnement sur la place de l’artiste, son courage, son rapport au public. On sort ici de la dimension informative pour dégager des faits, une problématique. De l’information on passe à l’interrogation. Poser des problèmes au public permet de mettre en action une pensée et d’extraire de la vie singulière d’Yvette Guilbert, une préoccupation collective. La simplicité avec laquelle sont livrées ces réflexions rend compte, justement et sensiblement, de la fantaisie comme de la cruauté de la vie d’artiste. Tout le sublime des textes d’ Yvette Guilbert ou de Nathalie Joly réside dans le fait qu’ils posent des questions qui ne rassurent pas. La condition humaine des hommes et des femmes des années 1900 font encore écho au XXIème siècle. Cette création est au-delà d’un voyage dans le temps, un voyage de sens. A travers la figure d’ Yvette Guilbert se dresse la devise des artistes : « ne vous laissez pas décourager ! » / Du 7 au 28 juillet 2012 à 20H45 - Je n’sais quoi’ les jours pairs - ‘En v’là une drôle d’affaire’ les jours impairs - Au théâtre du Petit Chien

La Provence 14 mai 2013

 

8ème art magazine MP13

 

La Marseillaise 28 mai 2013

 

La Marseillaise 15 mai 2013


Zibeline juin 2013

 

Toute la culture - 3 octobre 2013
EN VL’A UNE DRÔLE D’AFFAIRE : NATHALIE JOLY RESSUSCITE YVETTE GUILBERT POUR UNE MASTERCLASS BLUFFANTE. La voix profonde et les gestes de Nathalie Joly, portés par les notes et l’humour de Jean-Pierre Gesbert sont le duo gagnant qui font revivre Yvette Guilbert, l’artiste internationale, doté d’un don pour mettre en mots, sons et gestes, les turpitudes et les travers des petites et des grandes personnes, tristesses, infidélité, alcoolisme et morphinomanie compris… Un spectacle humain où jeu et musique atteignent des sommets d’intensité et d’authenticité.
La chanteuse de café-concert Yvette Guilbert (1865-1944) était l’une des icônes les plus célèbres de son époque et l’une des premières françaises à faire une carrière internationale : Proust lui a consacré son premier artiste et Freud est venue l’écouter à Paris. C’est sur cette dernière rencontre que Nathalie Joly avait concentré son premier spectacle dédié à la chanteuse réaliste, il y a trois ans. Succès sur toute la ligne. Qui lui a permis de recevoir, comme un cadeau du ciel, des documents inédits conservés chez une fan d’antan. Reprenant le répertoire qui a fait connaître Yvette Guilbert (« La pocharde », « L’éternel féminin », « Les pierreuses », « Parfois je m’embrouille’…) et organisant la succession des chansons comme une masterclass où la chanteuse partagerait avant tout sa ténacité, sa volonté inflexible de réussir, entre Paris et New-York où elle ouvre une école où elle nous livre des invitations à suivre ses cours: pantomime, manière de sortir du chant pour dire les mots importants ou de regarder son public de manière dramatique pour le capturer et le faire plonger dans chaque chanson. L’humour est bien sûr présent, quand la chanteuse se moque de la fameuse « scie d’atelier », rythme entêtant jusqu’à l’insupportable. Et l’érotisme est là, puisque, liane qui reprend la gestuelle hiératique de l’égérie de la belle époque mais en lui redonnant le feu de la vie, Nathalie Joly commence le spectacle en ombre lascive, cigarette à la main, derrière un paravent plus suggestif que toutes les nudités.
Incroyablement chanté et joué, mis en scène avec amour et efficacité, « En vl’a une drôle d’affaire » redonne vie à la fois à la gouaille et à l’art de Yvette Guilbert et laisse, à propos, la femme de côté, pour se concentrer sur la musique et le vocabulaire. A la suivre ainsi, de chanson en chanson, avec un minimum de transition pour constituter un fil narratif, dans l’explosion d’énergie qu’offre Nathalie Joly, on entend après elle Frehel, Barbara et même certaines chanteuses réaliste d’aujourd’hui comme Juliette ou la jeune Zaza Fournier. Et l’on se rend compte combien l’art populaire et complexe d’ Yvette Guilbert nous accompagne en fait encore tous les jours, sans qu’on l’eût vraiment su avant de faire un petit tour par le Lucernaire. « En vl’a une drôle d’affaire » est vraiment un spectacle d’exception et Toute la Culture est très fier d’être partenaire et de vous permettre de gagner vos places pour les représentations des 10 et 15 octobre. Ne tardez pas trop et filez voir Nathalie Joly et Jean-Pierre Gesbert. Yael Hirsch
« En v’la une drôle d’affaire », avec Nathalie Joly, Jean-Pierre Gesbert, mise en scène : Jacques Verzier. Durée : 1h15. Du mardi au samedi à 21h30. Les dimanches à 17h.


WEBTHEA par Gilles Costaz 3 octobre 2013 et 10 décembre 2014


Relier un destin à l’Histoire
Aujourd’hui, deuxième épisode. Le nouveau spectacle et le nouveau CD s’appellent En v’là une drôle d’affaire, titre qui se réfère à une chanson particulièrement cocasse. Mais l’entreprise de Nathalie Joly n’est pas seulement d’offrir un récital plaisant. C’est une nouvelle fois de relier un destin à l’Histoire et d’ouvrir des archives oubliées. Après son premier récital, elle reçut un appel d’une femme très âgée qui lui confia un carton plein de documents divers et d’écrit inédits d’Yvette Guilbert. De son vivant, celle-ci avait publié un livre déjà substantiel, La Chanson de ma vie. Avec ces papiers jaunis, Nathalie Joly avait un matériau encore plus riche. Elle pouvait donc oublier Freud et ne plus penser qu’à l’art d’Yvette Guilbert, son travail, sa pensée sur la chanson et sa lutte contre les facilités du métier.
Bien qu’aujourd’hui, sa légende reflète l’humeur coquine d’une société affamée de gaudriole, la créatrice du Fiacre était féministe, luttait pour l’amélioration de la condition de la femme. Tout en chantant, Nathalie Joly remet aux spectateurs le fac-similé d’un prospectus édité dans la décennie 1910, où Yvette Guilbert invite les jeunes filles de New York à ses cours gratuits de diction, de jeu, de chant et de pantomime ! Cependant, le spectacle se noue surtout autour des interrogations d’une chanteuse sur son art et de ses combats contre les recettes des professionnels du genre. Elle parle de sa voix, mais tout autant de son œil. C’est « par son œil », dit-elle, qu’elle attrape son public. Cela, Toulouse-Lautrec n’a pas su le capter ! Yvette parle aussi de l’échec et la ténacité à lui opposer. « En vérité, je vous le dis, il ne faut jamais se décourager », confie-t-elle à l’intention des autres chanteurs, dans un texte où elle a cette phrase magnifique qu’on n’attendrait pas d’une goualeuse amuseuse : « Sans les artistes, la Nation se meurt ».
Nathalie Joly a composé un moment étonnant, en mettant au présent les trésors de sa fouille passionnée du passé. Elle est dans un beau falbala rougeoyant puis tout à coup dans un costume japonais traditionnel. Hé oui, Yvette Gilbert aimait aussi les japonaiseries pour chanter le répertoire traditionnel français ! La mise en scène de Jacques Verzier et la prestation allègre du pianiste Jean-Pierre Gesbert amplifient l’épaisseur théâtrale de ce voyage dans le temps où l’interprète déploie une puissante voix de velours et un talent intense de comédienne.
En v’là une drôle d’affaire de Nathalie Joly, mise en scène de Jacques Verzier, avec Nathalie Joly et Jean-Pierre Gesbert (piano). Lucernaire, 21 h 30, tél. : 01 45 44 57 34. (Durée:1h15). CD sous ce même titre aux éditons Marchelaroute. http://www.webthea.com/En-v-la-une-drole-d-affaire-de-et-3869


OPERETTE septembre 2013


PARISCOPE
25 septembre 2013


LA TERRASSE
octobre 2013


TELERAMA
septembre et octobre 2013 - Par Sylviane Bernard Gresh

ALLEGRO THEÂTRE 22 septembre 2013 - Par Joshka Schidlow
En v'la une drôle d'affaire
Nathalie Joly a été bien inspirée de commencer le tour de chant qu'elle consacre à Yvette Guilbert, immense chanteuse d'avant-guerre, par un texte du poète Jean-Louis Laforgue que la dame mit elle - même en musique. Authentique icône de la féminité, l'artiste se fraya son chemin dans des conditions hasardeuses. Ses débuts, elle les fit au Chat noir, caf con'c des Grands Boulevards où son répertoire suavement coquin était grandement apprécié.
Des revers de santé l'éloignèrent de la scène. Etablie aux Etats Unis elle y fonda une école de chants pour jeunes talents désargentés. Et exhuma des centaines de chansons médiévales dont elle se fit l'interprète. Habitée d'une foi ardente, elle se mit aussi à l'étude du Nouveau Testament. Pas étonnant que les chants de cette époque, où la passion joue un rôle central, souvent se fassent prières.
Elle n'en resta pas moins fidèle à son humour caustique. Douée d'une voix tout à tour enveloppante grinçante ou de gorge, Nathalie Joly est la passeuse idéale de ces oeuvres dissemblables.
Parmi les chansons qu'elle a réunies, on retient en priorité "La pocharde", esquisse d'un personnage qui tient de Zola et de Feydeau et "La morphine" évocation des disciples de Lesbos, toutes à la joie d'avoir découvert des plaisirs qui les enchantent.
Enrichi par la présence au piano de Jean-Pierre Gesbert, ce spectacle est pur délice. Qui doit beaucoup à la mise en scène d'une capiteuse fantaisie de Jacques Verzier.
Du 25 septembre au 3 novembre Lucernaire tel 01 45 44 57 34

THEATRAUTEURS
Comment Yvette Guilbert aurait-elle pu imaginer qu'en ce 21ème siècle ô combien hétéroclite, une jeune et talentueuse interprète ferait revivre ses chansons ? Autant je m'élève avec force contre le " dépoussiérage " le plus souvent aussi iconoclaste que maladroit des classiques, autant devons nous saluer ici cette initiative. Lu quelque part que La Guilbert avait débuté au Divan Japonais, ce qui expliquerait l'utilisation de ce costume de geisha certes, très agréable à voir mais qui malgré tout interpellait notre curiosité ...
Je n'ai hélas pas vu le précédent spectacle qui évoquait la rencontre entre la grande chanteuse populaire et Freud intitulé, " Je ne sais quoi " mais le CD est récupérable sur place.Il s'agit donc là d'un second opus (disons épisode pour faire simple) et force est de reconnaître que dès la première représentation, à laquelle j'assistai, il fut évident que le spectacle était déjà parfaitement rôdé. Du grand professionnalisme ! La voix est certes plus travaillée que celle de son modèle, laquelle m'a toujours parue un peu éraillée, de cette gouaille prisée alors et qu’ Henri Jeanson qualifiait " d’oseille " ... C'est aussi ce qui fit sa gloire en une époque où le classicisme avait plus de place qu'actuellement. Précisément, Yvette Guilbert ne serait-ce que par son féminisme déclaré avait voulu bousculer les conventions.
Ici nous bénéficions d'un résumé de la vie et du parcours de cette artiste hors normes qui avait inventé un style consistant à inclure le langage parlé en un " rythme fondu " au coeur de ses chansons. Ce style, le " parlé-chanté " fut repris diversement et avec des bonheurs aléatoires, Juliette Gréco en est la dernière prêtresse.Nathalie Joly maîtrise le chant et la comédie à valeur égale et a su trouver l’accompagnement d’un pianiste d'expérience qui lui aussi est comédien, les deux interprètes se mettant l'un l'autre et réciproquement en valeur.Je ne citerai aucun titre afin de mieux vous laisser le soin de les découvrir d'autant qu'il en est d'inédits puisqu'une rencontre providentielle a mis entre les mains de cette artiste des partitions écrites de la main même d'Yvette Guilbert, annotées par elle, remises par une spectatrice enthousiaste qui les détenait depuis longtemps. C’est là une chance dont il faut savoir profiter. Allez y, vous ne pourrez qu'être ravis par ce que vous verrez et entendrez. Simone Alexandre

L’union (Soissons) - 7/12/2013
Danser pour ne pas s’enfoncer. En deux récitals dans le cadre intime de la salle du Mail, la comédienne chanteuse Nathalie Joly a présenté les chansons et la carrière d’Yvette Guilbert, star du café concert ; Elle a maîtrisé le mordant, la force, les outrances de cette amie de Freud qui a inventé le « chant parlé » et transformé le chant de music hall en commentaire désabusé sur les passions humaines. Le premier soir, elle a parcouru les débuts de la gloire de Guilbert. Le lendemain c’était la seconde période, lorsque le « Diseuse « a quitté les cabarets parisiens pour parcourir le monde, innover et renouveler les sources de son art. Les chants sont poignants ou hilarants, ou les deux en même temps et Nathalie Joly les interprétait sans rater un seul effet. ….. Lorsqu’un artiste fait revivre une vedette du passé....les comparaisons sont déplacées, au delà d’une vraisemblance de base. . Nathalie Joly dépasse l’imitation pour arriver à une évocation, généreuse ou entrainante. Denis Mahaffey


Judaïque FM le choix de Robert Sanders: le diptyque à la Vieille Grile du 10 au 12 janvier 2014

 

CRUZEIRO NO SUL 05/02/14 | NO SESC
Com ares dos cabarés parisienses
Cantora francesa Nathalie Joly é a atração de hoje no Sesc. No show, que mistura música e teatro, ela faz uma homenagem a Yvette Guilbert, musa do pintor Toulouse-Lautrec e amiga de Freud.
A cantora francesa Nathalie Joly é a atração de hoje à noite no teatro do Sesc Sorocaba. O espetáculo, que começa às 20h, traz canções dos cabarés parisienses do fim do século 19. Os ingressos, disponíveis até o fechamento desta edição, devem ser adquiridos na bilheteria da unidade. Acompanhada apenas do pianista Jean Pierre Gesbert, Nathalie Joly apresenta pela primeira vez no Brasil o espetáculo En V"la Une Drôle d"Affaire (Olha só que caso intrigante), no qual interpreta a cantora e e atriz francesa Yvette Guilbert, musa do pintor Toulouse-Lautrec e amiga íntima de Sigmund Freud. "Nesse espetáculo, a Nathalie faz uma homenagem a Yvette, que foi a precursora das cantoras de cabaré. Além de ser a grande inspiradora de Toulouse-Lautrec, ela e Freud trocaram várias correspondências", comenta João Carlos Couto, produtor dos shows da cantora francesa no Brasil.
"Sem os artistas, a nação morre!", escreveu Yvette Guilbert que, além de atriz e cantora de cabaré, foi uma das pioneiras do movimento feminista de Paris. Em meio à Belle Époque, período de efervescência cultural francesa, ela misturou o canto com a fala, inventando uma linguagem chamada rythme fondu (ritmo derretido) que influencia a música popular até os dias atuais.
João Couto destaca que o espetáculo de Nathalie será o mesmo de um cabaré tradicional parisiense, que mistura música com teatro. Segundo ele, o público poderá acompanhar a tradução das canções em legendas que serão projetadas no teatro. "Mas a Nathalie promete conversar um pouco com o público em português, já que ela fala algumas palavras, pois tem vários amigos brasileiros na França", detalha o produtor.
Além de composições de Yvette Guilbert, o repertório de Nathalie Joly inclui cantigas tradicionais da França, cujas autorias são de domínio público. Depois de Sorocaba, a cantora faz apenas mais duas apresentações no Brasil. Amanhã no Sesc Santana, em São Paulo, e no dia 11, no Rio de Janeiro, no Sesc Copacabana.
O espetáculo En V"la Une Drôle d"Affaire é uma espécie de desdobramento do trabalho Eu não sei o quê, apresentado no Brasil há três anos. O show anterior era todo voltado sobre a amizade e as correspondências entre Freud e Yvette Guilbert e a pesquisa incluiu o resgate de arquivos da inspiradora artista, como cartas, partituras manuscritas e anotações de trabalho. "Esse espetáculo resultou em um DVD, que foi gravado pelo Sesc e está disponível nas lojas da unidade", relembra Couto.
O primeiro trabalho de Nathalie Joly apresentado no Brasil foi o álbum Paris Bucareste, no qual homenageia a cantora romena Maria Tanase.
Os ingressos para show de hoje à noite custam R$ 12 (inteira), R$ 6 (meia) e R$ 2,40 (comerciário). O Sesc Sorocaba fica na rua Barão de Piratininga, 555, Jardim Faculdade.
Felipe Shikama
Nathalie Joly apresenta pela primeira vez no Brasil o espetáculo "En V'la Une Drôle d'Affaire

LE PETIT JOURNAL
SÃO PAULO NATHALIE JOLY – "Les Brésiliens aiment la chanson française"
Du 5 au 11 février, l’artiste Nathalie Joly sera en tournée au Brésil, proposant un spectacle rendant hommage à Yvette Guilbert, la reine du café-concert à Montmartre. Une prestation de "chanté parlé" qui a enchanté la presse française. Lepetitjournal.com l’a rencontrée.Lepetitjournal.com – Quand avez-vous commencé à chanter ?
Nathalie JOLY - J’ai commencé très jeune, à chanter avec ma guitare et à faire du théâtre dans une jeune troupe de banlieue, à l’époque des créations collectives. C’est là que j’ai tout appris, en tous cas à tout faire ! Vers 18 ans, j’ai intégré le conservatoire National de Région de Boulogne Billancourt, en chant puis en musique de chambre et j’ai obtenu deux premiers prix. Mais parallèlement je travaillais au théâtre, et vers 22 ans je suis rentrée dans la compagnie de Philippe Adrien pour un spectacle devenu mythique : Rêves d’après Kafka. Nous avons été très marqués par ce travail ; mon metteur en scène actuel Jacques Verzier était avec moi dans ces spectacles, comme acteur.
Bref j’ai toujours fait du chant et du théâtre, j’ai refusé de choisir. La forme "parlée chantée" était donc parfaite pour concilier les deux, c’est devenu une passion, d’abord avec Kurt Weill, puis d’autres répertoires, français, roumains, espagnols mais toujours en rapport avec ce "parlé chanté" qui permet d’interpréter….
Comment choisissez-vous votre répertoire ?
Je lis les textes, ils doivent me toucher, devenir essentiels, et je regarde si la mélodie me plaît, si elle me convient. J’essaie, ensuite j’imagine un spectacle. Ou le contraire, d’abord l’idée est là, et je cherche les musiques. En général il y a un thème et mes recherches s’organisent autour. Cela peut aussi être un compositeur, une chanteuse sur laquelle j’ai envie d’écrire une histoire.
Le 1er spectacle que vous présentiez au public brésilien il y a deux ans s’appuyait sur la correspondance entre Yvette Guilbert et le psychanalyste Freud. A-t-il un lien avec le nouveau que vous venez maintenant jouer ?
Oui ! Ce spectacle est né à la suite du premier, mais on peut le voir si on a raté le premier, indépendamment. En jouant plus de 250 fois Je ne sais quoi, (Nao sei o quê) j’ai découvert le personnage fascinant et engagé d’Yvette Guilbert, et surtout ses écrits sur son travail, son métier et son art du parlé chanté dont elle est l’inventrice et qu’elle nommait le "rythme fondu" ! Et puis j’ai été très curieuse de sa seconde carrière après une longue maladie qui l’oblige à s’arrêter 11 ans, son changement de répertoire, et de continent (ndlr. elle part vivre aux Etats-Unis), de son courage à refuser les compromis, et à changer, à partir. C’est alors qu’un cadeau providentiel m’a été fait : un ensemble de partitions et documents écrits de la main d’Yvette, contenant justement des chansons de ce répertoire plus archéologique, entre conte et fait divers, troublant et envoûtant. J’ai alors imaginé et écrit un second spectacle, encore plus féminin et féministe, mais où Freud reste en filigranes…
Pouvez-vous nous dire quel sera le programme cette fois-ci ?
Le spectacle mélange le répertoire d’Yvette Guilbert du Chat noir, drôle et coriace, de l’époque des cabarets à Montmartre, avec des chansons du Moyen Age qu’elle a adaptées et que nous avons revisitées. Mais il y a aussi des découvertes inédites, comme "Morphinée" qui avait disparu de la circulation alors que c’était un de ses "tubes". J’aime beaucoup réhabiliter des trésors, les enregistrer, je me sens totalement libre lorsqu’il n’y a aucun enregistrement ! Mais il y a aussi des textes parlés, joués, qui racontent l’histoire de la grande Diseuse fin de siècle, et nous les jouerons en portugais ! Sont notamment prévus au programme les textes suivants : "La femme, notre petite compagne" de Jules Laforgues et Emile Waldteufel, “Je suis pocharde “ de Yvette Guilbert et Louis Byrec, ou encore “Idylle normande” de Paul Marinier et Henry Cas et “Les anneaux de Marianson”, une légende médiévale.
En général quel est votre public ?
C’est assez large, des vieux qui connaissent Yvette Guilbert, des passionnés de chansons, du public qui me suit (et oui !) des jeunes (car le parlé chanté est comme le rap, et cela les intrigue beaucoup). J’adore chanter au Brésil ; les Brésiliens aiment la chanson française, c’est un public curieux, ouvert et généreux, plus inventif et plus réceptif. Cela me ressource. Et puis jouer en portugais est un pari, et cela fait grandir un spectacle, le fait vivre autrement et j’aime ça.
Propos recueillis par Lise ARON (www.lepetitjournal.com - Brésil) mardi 4 février 2014
Informations pratiques :
“Olha só que caso intrigante, Nathalie Joly canta Yvette Guilbert”
SESC Sorocaba : 5 février 2014
Sao Paulo SESC Santana : 6 février 2014
Rio SESC Copacabana : 11 février 2014
Ensuite j’irai en mars dans le Nordeste pour la fête de la Francophonie, chanter Maria Tanase (mon spectacle Paris Bukarest avait représenté l’année de la France au Brésil à Sao Paulo en 2009) :
Fortaleza le 13/03
Natal le 18/03
Recife le 20/03
João Pessoa le 25/03
http://www.lepetitjournal.com/sao-paulo/accueil-sao-paulo/actualite-bresil/176477-nathalie-joly-les-bresiliens-aiment-la-chanson-francaise

TERETOTAL
Notícias sobre "Porque de Nathalie"
Francesa Nathalie Joly...
Janeiro 28, 2014
A atriz e cantora francesa Nathalie Joly sobe ao palco do teatro do Sesc Santana para apresentar o espetáculo "En V'la Une Drôle d'Affaire" ("Olha ó que caso intrigante"), em que interpreta as músicas da cantora Yvette Guilbert, da "Belle Époque", musa de Toulouse Lautrec. O espetáculo remete ao ambiente boêmio, típico do Moulin Rouge, com canções de cabaré. Nathalie explora o universo do "ritmo derretido" de Guilbert, espécie de canto falado. Sob direção de Jacques Verzier.
atriz e cantora francesa Nathalie Joly faz uma homenagem ao universo radical de Yvette Guilbert, a rainha do café-concerto na Belle Epoque. Espetá- culo apresentado com grande sucesso em Paris.
http://www.teretotal.com/Sesc%20Revista%20online/2014-02-revistasesc.pdf

FOFOKI
Francesa Nathalie Joly interpreta músicas da "Belle Époque" no Sesc Santana
Janeiro 28, 2014
A atriz e cantora francesa Nathalie Joly sobe ao palco do teatro do Sesc Santana para apresentar o espetáculo "En V'la Une Drôle d'Affaire" ("Olha ó que caso intrigante"), em que interpreta as músicas da cantora Yvette Guilbert, da "Belle Époque", musa de Toulouse Lautrec.
O espetáculo remete ao ambiente boêmio, típico do Moulin Rouge, com canções de cabaré. Nathalie explora o universo do "ritmo derretido" de Guilbert, espécie de canto falado.
Sob direção de Jacques Verzier, no palco a cantora é acompanhada pelo pianista Jean Pierre Gesbert.


 


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