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PRESSE
"En vl'à une drôle d'affaire"

Le Monde
Par Véronique Mortaigne, le 29-12-2012
Le
cas Yvette Guilbert sur le divan de Natalie Joly. La chanteuse du "Fiacre"
fasinait autant Freud que Toulouse-Lautrec.
Psychanalyse en musique.
En voilà une drôle d'affaire, c'est une heure et quart de
plaisir livré par Nathalie Joly au chant et à la comédie,
accompagnée par Jean Pierre Gesbert au piano, sur une mise en scène
de Jacques Verzier. C'est aussi le deuxième épisode d'une
histoire commencée fin 2008 : Nathalie Joly monte alors Je ne sais
quoi, un spectacle dans lequel dix-neuf chansons créées
par Yvette Guilbert (1865-1944), dont certaines restées célèbres
(Le Fiacre, Madame Arthur, La Glu), sont entremêlées à
la lecture d'extraits de lettres échangées entre 1926 et
1939 avec un admirateur impénitent, Sigmund Freud. Freud avait
découvert la "diseuse fin de siècle" en 1889 au
cabaret l'Eldorado, grâce aux conseils de Mme Charcot, dont le mari,
spécialiste de l'hystérie, avait attiré à
Paris le médecin viennois. Resté coi à l'écoute
de Dites-moi si je suis belle, chanson narcissique chantée sur
une mélodie tortueuse du XIVe siècle, il ne quitta plus
des yeux la muse de Toulouse-Lautrec, qui la dessinait sans relâche,
taille pincée, longs gants noirs. En 2008, la Société
française de psychanalyse, qui s'était intéressée
de près à la "chose", convainc Nathalie Joly de
dresser un portrait de cette femme caméléon, capable de
changer sans cesse de registre (drame, humour) et de personnages (louches,
prudes, voyous, femmes trahies, cruelles, naïves, etc.) et d'accompagner
ainsi la réflexion freudienne sur l'essence de l'art. Idolâtrie
A l'apogée de son succès, en 1900, cette femme qui fascina
à Paris et bien au-delà, créatrice du parlé-chanté,
et qui avait épousé en 1897 un autre Viennois, le biologiste
Max Schiller, disparaît du paysage. Une grave affection des reins
lui donne la juste mesure de l'idolâtrie : plus de scène,
plus de brillant, plus personne. En voilà une drôle d'affaire
accompagne la seconde vie d'Yvette Guilbert. Qui, guérie, part
à New York, où elle enseigne en 1916 l'art de l'interprétation,
du chant et de la diction à la David Mannes Music School. Elle
y fonde une école, gratuite pour les jeunes femmes sans le sou.
Elle y développe un répertoire que son ami Freud appréciait
particulièrement, se délivrant de La Pocharde ou de La Pierreuse
et des mots crus de Léon Xanroff, pour raconter Les Anneaux de
Marianson, une légende du XVIe siècle, Le Miracle de sainte
Berthe ou le châtiment de la mère infanticide (Complainte
d'une méchante, XVIIe siècle). Lâchée par son
créancier américain, Yvette Guilbert rempile à l'Empire
parisien avec son " répertoire gants noirs ", disait-elle,
entonnant, l'oeil perdu et le corps balancé, La Morphinée
(écrite avec Jean Lorrain). Célèbre à nouveau.
Nathalie Joly encercle le mystère Guilbert avec une sobriété
libératrice. En robe de cabaret, puis en kimono, en référence
au japonisme du début du XXe siècle, utilisant paravent
et ombres chinoises, elle saisit l'humour ravageur de Partie Carrée
entre les Boudin et les Bouton (de Marcel de Lihus), un cas de psychanalyse
de longue haleine, et la dramaturgie populaire de La chanson de saint
Nicolas (traditionnel français).
A l'issue d'une des représentations de Un je-ne-sais-quoi en 2009,
une très vieille dame est venue la voir, lui proposant de consulter
quelques archives d'Yvette Guilbert restées en sa possession :
ce fut une malle entière, avec partitions inédites, ici
exhumées, carnets de notes et de travail. Trésors et persévérance
sont les mamelles du destin. Véronique Mortaigne
Libération
Le 3-12-2013 par François Xavier Gomez
 
Nathalie Joly dans les bras de morphine
Cabaret. Avec "En v'là une drôle d'affaire",
la chanteuse et comédienne poursuit à Paris son exploration
de l'unvivers radical d'Yvette Guilbert, "diseuse" et reine
du café-concert Belle époque.
Dans l'intimité de la Vieille grille, antre historique
de la chanson française niché entre le Jardin des Plantes
et la Mosquée de Paris(Vè), se joue ces jours-ci un étrange
rituel. Une sarabande de maris cocus; d'enfants débités
en quartiers et mis au saloir, de maquereaux surineurs et de bourgeoises
livides piquées à la morphine.
"Rythme
fondu" - C'est un tour de chant autant qu'une
pièce de théâtre dont la mise en scène emprunte
aux ombres chinoises, au kabuki et au langage secret de l'éventail
Coréen. "En v'là une drôle d'affaire" célèbre
la mémoire d'Yvette Guilbert (1865-1944), qui fut chanteuse adulée,
dessinée par Toulouse-Lautrec. Loin des flonflons pompiers et du
sentiment cocardier en vogue, elle imposa son propre style de "diseuse",
qu'elle baptisa "rythme fondu" et définit ainsi dans
ses mémoires: "La scinece d'allumer et d'éteindre les
mots, de les plonger selon leur sens dans l'ombre ou la lumière".
Chanteuse et comédienne, Nathalie Joly se passionne de longue date
pour l'oeuvre et la vie de" la Guilbert" : "Dès
le conservatoire, je m'interessais à Kurt Weill et au sprech-gesang,
le parlé chanté dont elle fut une pionnière."
En 2005 après son spectacle Paris Bukarest
sur la grande chanteuse Roumaine Maria Tanase, les responsables de la
Société Psychanalytique de Paris (SPP° lui commandent
un récital consacré à Yvette Guilbert, à l'occasion
des 150 ans de la naissance de Sigmund Freud. Quel rapport
entre le père de la psychanalyse et la diseuse de la Belle époque?
Un lien d'admiration qui deviendra avec le temps une
amitié fidèle: Le
praticien Viennois quand il suivait l'enseignement du Dr Charcot à
la Salpétrière , vers 1890, avait fréquenté
les cafés concerts et connu Yvette alors débutante (lire
ci-dessous).
A la Mutualité,
en 2006, Nathalie Joly présente donc une sélection de reprises,
"celles qui avaient un lien avec l'inconscient ou la sexualité",
devant
un parterre de 800 psychanalystes internationnaux,
dont on imagine l'écoute, attentive au moindre mot. "J'avais
envie d'en savoir plus sur
la relation Guilbert-Freud, poursuit la chanteuse, et
la SPP m'a mis en relation avec le
Freud Museum de Londres. Qui m'a fait un cadeau inouï en
me remettant leur correspondance, restée inédite.»
Déclinaisons. Un vrai spectacle, mis en scène
par Jacques Verzier, naît de ce matériau en 2008. Je ne sais
quoi est programmé pour cinq soirs, déjà à
la Vielle Grille. Grâce à Philippe Adrien et Ariane Mnouchkine,
spectateurs conquis, Je ne sais quoi poursuivra son aventure à
la Cartoucherie. La pièce dépasse aujourd’hui les
250 représentations, en France et à l’étranger,
avec des déclinaisons en espagnol et en portugais. Je ne sais quoi,
avec intelligence et humour, mettait en relief l’idée que
les chansons à la mode sont l’inconscient d’une société.
De Madame Arthur et sa «foule d’amants» à l’amoralité
souriante du Fiacre se dessine un monde régi par un carcan de convenances
mais qui, à l’ombre des cabarets, s’offre des moments
de permissivité.
De bibliothèque en échoppe de bouquiniste, Nathalie Joly
découvre, à mesure qu’elle enquête sur la vie
et l’œuvre d’Yvette Guilbert, une existence d’une
densité romanesque hors du commun : née pauvre, devenue
riche au point de s’offrir un hôtel particulier en plein Paris,
foudroyée en pleine gloire par une maladie du rein qui l’éloigne
des scènes pendant onze ans, ruinée par une école
de chant qu’elle ouvre à New York, star de cinéma,
féministe de la première heure… En v’là
une drôle d’affaire, deuxième spectacle à lui
être consacré, toujours accompagné au piano par Jean-Pierre
Gesbert, complète l’image qu’offrait Je ne sais quoi
: refrains coquins, goualantes du trottoir comme la Pierreuse, mais aussi
complaintes moyenâgeuses pleines d’infanticides et de serial-killers.
Leur noirceur, souvent liée à ce que les surréalistes
appelleront «l’amour fou», n’a jamais été
égalée. Les dédoublements de personnalité
de Guilbert, qui fascinèrent Freud, prennent un relief saisissant.
trésor. La bonne fortune s’est mêlée
à l’enquête de détective menée par Nathalie
Joly sur les traces de sa devancière. Une dame âgée
appelle un jour la Vieille Grille pour dire qu’elle conserve des
souvenirs familiaux d’Yvette Guilbert, qu’elle aimerait transmettre
à qui s’y intéresse. «Cette dame très
chic, violoniste, m’a apporté deux épais dossiers
débordants de documents, raconte Nathalie Joly. Des partitions
d’orchestre manuscrites, des lettres, des programmes de concerts…»
Plusieurs chansons inédites du spectacle proviennent de ce trésor
tombé du ciel. Un air intrigue plus particulièrement : la
Morphinée, dont la diseuse affirme dans ses mémoires qu’elle
fut un de ses grands succès. Problème : elle n’a jamais
été gravée en 78 tours, et la partition demeure introuvable.
Le texte du vénéneux poète Jean Lorrain finit par
émerger dans un rarissime ouvrage : «Oh la douceur de la
morphine ! / Son froid délicieux sous la peau./ On dirait de la
perle fine/ coulant liquide dans les os.» Et à point nommé,
la bibliothèque de Radio France, qui vient d’inventorier
un legs, apporte la partition perdue. Au cœur du spectacle, cette
Belle au Bois dormant camée, revenue à la vie après
un sommeil de plusieurs décennies, garde un pouvoir de fascination
intact et brille comme un diamant noir.
(1) «Les Chansons de ma vie» (1995), éditions
Grasset.
EN V’LÀ UNE DRÔLE D’AFFAIRE de NATHALIE JOLY
ms Jacques Verzier. La Vieille Grille, 9, rue Larrey, 75005. Jusqu’au
7 janvier à 21 heures, dimanche à 17 heures. Rens.: www.vieillegrille.fr
Puis au Théâtre de Lenche, à Marseille (13) du 16
au 30 mai. CD en vente au théâtre.
Psychanalyse, le signe du chant
Même si la question de la voix et de l’écoute
est loin d’être absente de son œuvre, Freud s’avouait
sourd à la musique et celle-ci a toujours moins suscité
de travaux psychanalytiques que la peinture ou la littérature.
A la limite, le livret d’opéra pouvait servir à Freud
d’indice sur les relations de genre qui se trament entre les sexes
(les Noces de Figaro). Dans sa correspondance avec Yvette Guilbert, c’est
la question de la personnalité qui est en jeu, la diseuse désirant
comprendre...
LE
MONDE
par Véronique Mortaigne
CULTURE
12.12.2014
10
raisons de sortir ce week-end
LA DRÔLE D'AFFAIRE JOLY- GUILBERT
Elle fut la muse de Toulouse Lautrec et fascina le tout-Paris des années
1900 par sa gouaille, sa voix, sa taille, son féminisme avant l’heure,
ses engagements… avant de partir aux Etats-Unis. C’est cette
seconde partie de sa vie que chante Nathalie Joly dans En v’là
une drôle d’affaire. En robe de cabaret ou en kimono, elle
saisit avec la même énergie l’humour ravageur de Partie
carrée entre les Boudin et les Bouton (de Marcel de Lihus) et la
dramaturgie populaire de La Chanson de Saint Nicolas. En prime, ce dimanche,
la possibilité de voir (à 15 heures) Je ne sais quoi, le
premier spectacle créé par l’actrice-chanteuse en
2008 sur Yvette Guilbert, 19 chansons, parmi lesquelles les célèbres
Fiacre ou Madame Arthur, entremêlées à la lecture
de sa correspondance avec un admirateur hors normes : Sigmund Freud.
Théâtre de la Vieille Grille, 1, rue du Puits de l’Ermite,
Paris 5e. Tél. : 01-47-07-22-11. Tarifs : 12 à 20 euros
(25 et 35 euros dimanche 14 les 2 spectacles). Du mardi au samedi à
20 h 30, dimanche à 17 heures, relâche les 23, 24 et 25 décembre.
Jusqu’au 31 décembre.
Lire aussi : Le cas Yvette Guilbert sur le divan de Nathalie Joly
http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/12/28/le-cas-yvette-guilbert-sur-le-divan-de-nathalie-joly_1811171_3246.html
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/12/12/10-raisons-de-sortir-ce-week-end_4539548_3246.html#MgHeeeGZOfuITS1z.9
LIBERATION
Le 3-12-2013
Par François Xavier Gomez

CAUSETTE
Novembre 2013
LIBERATION -
12 et 13 octobre 2013

FIGAROSCOPE
9 octobre 2013 - Par Armelle Héliot

The Herald -
30 août 2013 - For dessert the luminous presence of Nathalie Joly...for
her exploration of the talent of cabaret singer Yvette Guilbert. Joly
revives many lost songs of this protofeminist whose journey from the Moulin
Rouge to Manhattan... Keith Bruce

France 24 -
29 août 2013 - Cela fait 46 ans que le festival d'Edimbourgh
est l'occasion pour les artistes de se faire connaître. Grâce
aux liens privilégiés qui unissent l'Ecosse et La France,
ils sont de plus en plus de français à s'essayer sur les
scènes écossaises. Connu pour leur excellence dans le monde
du classique, le théâtre aussi vient chercher des opportunités
pour s'exporter et ouvrir les portes des scènes anglo-saxonne à
travers le monde. Tête d'affiche du festival international D'Edimbourg,
L'Opéra de Lyon a présenté une version bien à
lui du Fidelio de Beethoven. Sous l'impulsion du savoir-faire de Gary
hill, la vidéo vient se mêler aux costumes avant-gardistes
pour conter l'histoire d'un homme victime d'injustice. - Un parti-pris
qui à quelques peu bouleverser le public écossais :- j'étais
plutôt étonnée qu'on puisse mettre ça dans
notre temps et même dans le futur je trouve que c'est une très
bonne idée - J'ai beaucoup aimé la musique et le chant,
j'ai trouvé les graphiques informatiques très impressionnant
mais hors de propos la plupart du temps. Mais si tous les écossais
n'aiment pas cette audace, le festival reste un terrain d'expérimentation
pour les français, nombreux dans la programmation : Serge Dorny,
directeur Opéra de Lyon : On a l'impression qu'ils sont conservateurs
et en même temps ils sont excentriques et donc je pense qu'ils sont
fascinés par cette scène culturelle française qui
permet des écritures extrêmement différentes et qui
pour eux est aussi quelque part une bouffée d'air. La direction
du festival a aussi tenu à mettre en avant les liens privilégiés
qui existent en tre France et l'Ecosse depuis 1295. Mais c'est aussi une
certaine french touch qui est recherchée: Sot Jonathan Mills, directeur
du festival : Je pense à un certain raffinement du son et une
palette de couleurs orchestrales que personnes d'autres ne possède.
Le théâtre français cherche aussi à s'exporter.
Nathalie Joly interprète la vie d'Yvette Guilbert, la créatrice
du chanter-parler, amie de Freud qui voyagea à travers le monde.
Son répertoire réveille auprès du public anglophone
l'imaginaire du Paris du début du 20ème siècle: Nathalie
Joly, comédienne: Evidemment voyager avec un spectacle à
l'étranger ça fait vivre un spectacle, cela le nourrit énormément,
cela lui donne d'autres reliefs, cela permet de le faire exister longtemps
et d'une autre manière très riche. Ces français
présents à Edimbourg font de la culture un vecteur de la
promotion de la France à l'étranger. Même si paradoxe,
celle-ci se fait anglais, mais avec l'accent c'est "So charming"!
Valérie Labonne Reportage
Festival d'Edimbourg
Le
Figaro.fr Par
Armelle Héliot le 11 juin
2013
Nathalie Joly chante Yvette Guilbert , deuxième époque.
A l'Européen
Une suite à découvrir ce soir et demain soir à
l'Européen. La délicate chanteuse qu'est Nathalie Joly nous
propose de découvrir une autre partie de la vie de la reine du
Caf'Conc. Elle s'intéresse au moment où l'artiste ultra
sensible et très cultivée, rompt ses contrats après
un accident et met l'Atlantique entre elle et la France. On est en 1900.
Avec "Je ne sais quoi", Nathalie Joly, de la Tempête au
Lucernaire et au-delà, avait révélé l'esprit
de cette femme pionnière dont le nom demeure célèbre
mais dont on ne connaissait pas grand-chose.
A New York, elle fonde une école où elle enseigne les secrets
de son art du "parlé-chanté" et se passionne pour
un répertoire très particulier.
Elle fait des recherches et remet au jour de magnifiques chansons traditionnelles
et oubliées, des contes cruels en musique, notamment.
Nathalie Joly, avec son charme, sa grâce, sa musicalité et
sa sensibilité subtile de comédienne, nous entraîne
à sa suite.
C'est un très joli récital qui a fait les beaux soirs de
la Vieille Grille.
Dans l'enveloppement de la salle de l'Européen, Nathalie Joly est
tout à fait à l'aise. Elle est accompagnée par un
pianiste complice et malicieux, Jean-Pierre Gesbert. Jacques Verzier les
met en scène.
Pour qui aime la belle chanson, pour qui aime connaître de grands
"personnages" -et Yvette Guilbert est un tempérament
extraordinaire- ce spectacle est un moment de bonheur. Nous en dirons
plus un jour car d'autres dates s'annoncent.
France
Musique - Du
caf' conç' à la rive gauche
écouter
« La femme » une chanson du répertoire d’Yvette
Guilbert ici superbement interprété par Nathalie Joly qui
a sorti un disque l’hiver dernier consacré à YG je
me permets de vous le conseiller il est génial et c’est un
choix de France Musique en plus…..Et si vous êtes en vacances
du côté d’Edimbourg sachez qu’elle sera à
l’Institut français d’Ecosse du 8 au 26 août
et ensuite à ne surtout pas manquer son spectacle « En v’là
une drôle d’affaire » sera à Paris au Théâtre
du Lucernaire du 25 septembre au 3 novembre au Lucernaire donc Nathalie
Joly une artiste à ne surtout pas manquer une artiste que nous
aimons beaucoup et que nous suivons sur France Musique.
Par Nicolas Lafitte le 16 juillet 2013
France
Musique - Les traverses du temps écouter
Par Marcel Quillevéré le 10 mai 2013
France Culture - Movimento
écouter
Par Jeanne Martine Vacher le 11 mai 2013
France
Inter -
Le Masque et la Plume
Théâtre
- dimanche 23 décembre - Les conseils de Gilles Costaz
: En v'la une drôle d'affaire, Nathalie Joly chante Yvette
Guilbert (La Vieille grille)
Un spectacle qui relève aussi du chant, il s’agit de «
En v’là une drôle d’affaire » à
La Vieille grille c’est un spectacle sur Yvette Guilbert, dont on
connait Madame Arthur, et ce spectacle mis en scène par Jacques
Verzier est joué par une comédienne chanteuse très
remarquable qui s’appelle Nathalie Joly, qui ne se contente pas
de chanter : elle va dans l’arrière plan historique du personnage
qu’elle joue et c’est très étonnant tout ce
qu’elle fait apparaître sur le Siècle de Yvette Guilbert.
http://www.franceinter.fr/emission-le-masque-et-la-plume-theatre-11
France
musique
20-12-2014
La
Matinale de Dominique Boutel
France
musique
31-12-2013
Un
mardi idéal Spécial Réveillon
de 20h à 24h - Par Arièle Butaux et Laurent Valéro
France musique 12
octobre 2013 Etonnez
moi Benoit
http://www.francemusique.fr/emission/etonnez-moi-benoit/2013-2014/nathalie-joly-10-12-2013-00-00
Benoit Duteurtre interview Nathalie Joly, actrice et chanteuse, à
l'affiche de deux spectacles ... "En v'là une drôle
d'affaire" sur Yvette Guilbert au Lucernaire et "Paris Bukarest"
sur Maria Tanase à la Vieille Grille (hommage pour le centième
anniversaire de sa naissance et le cinquantième anniversaire de
sa mort)
Le JDD
le 28-01-2013 par Alexis Campion
Le Journal du Dimanche
En v’là une drôle d’Yvette
!
Avec humour et finesse, Nathalie Joly ressuscite Yvette Guilbert, la reine
du café-concert 1900, que Sigmund Freud et Toulouse-Lautrec adoraient.
Un succès à découvrir absolument.
Nathalie Joly ressuscite Yvette Guilbert à La Vieille Grille.
Accompagnée de Jean-Pierre Gesbert, son fidèle et facétieux
pianiste, la comédienne et chanteuse Nathalie Joly poursuit un
admirable travail autour de l’œuvre d’Yvette Guilbert,
cette grande dame qui fit les beaux jours du café-concert parisien,
"diseuse" et reine du "parlé chanté"
à la Belle époque. Ou "rythme fondu", selon l’expression
de Guilbert elle-même. Nathalie Joly, on l’avait découverte
voici trois ou quatre ans avec Je ne sais quoi, son premier spectacle
consacré à Yvette Guilbert, un récital alors produit
avec le soutien inattendu de la Société Psychanalytique
de Paris. C’était à l’occasion des 150 ans de
la naissance de Sigmund Freud, qui fut un notoire admirateur et même
un ami de longue date d’Yvette Guilbert. Drôle et captivant,
riche de ces chansons parfaitement théâtrales qui ont l’art
de conjuguer les registres et les atmosphères, passant sans crier
gare du tragique à l’humoristique, du caustique au réaliste,
ce fut un franc succès. On y (re)découvrait notamment Madame
Arthur, La Saoularde, Le Fiacre ou encore l’impayable Verligodin
et les Bonnes grosses dames : autant de pépites dont les textes
font l’effet de peinture saisissantes, à la fois réalistes
et volontiers exagérées, éminemment théâtrales.
Deuxième épisode Avec En v’là une drôle
d’affaire, qui a motivé un deuxième enregistrement,
Nathalie Joly ajoute une quinzaine de chansons et autant numéros
qui ont donc inspiré un nouveau spectacle, tout aussi drôle
et finement mis en scène que le précédent. Créé
en juin à la Cartoucherie, présenté en Avignon et
repris cet hiver à la Vieille Grille, ce "deuxième
épisode" des aventures d’Yvette Guilbert affine l’exploration
de cet univers fondateur, met en avant le côté audacieux
et pionnier de l’artiste, dont le destin romanesque fascine toujours.
Née pauvre, notre drôle d’Yvette charma les plus grands,
resta toujours libre et indépendante. Elle fut aussi ruinée
un temps après avoir connu la gloire et la fortune, endura par
ailleurs onze années à l’écart des scènes,
pour cause de maladie rénale… Fort d’une quinzaine
de chansons et autant de numéros inédits, ce nouvel opus
est tout aussi farceur que le précédent. Riche en refrains
tour à tour désopilants, coquins, railleurs, dramatiques,
il peut aussi basculer dans une noirceur confondante qui colle très
bien à la scénographie ici plutôt intime, élégamment
obscurcie avec ses jeux d’ombres chinoises. Yvette Guilbert prisait
La légende de Saint-Nicolas (avec ses p’tits enfants coupés
en morceaux), elle ne se gênait pas non plus de conter celle de
Renaud, tueur de femmes…
"Morphinée" Autant de sommets qui laissent songeur quant
à la fadeur de tant de chansons actuelles. Et se savourent sans
modération, quand bien même ils charrient des matières
dangereuses, à l’instar de cette épatante Morphinée,
inédit que Nathalie Joly a pu recréer grâce à
la récente découverte de la partition perdue. Il s’agit
- texte de Jean Lorrain - de la misérable confession d’une
dame ravagée par les charmes maléfiques de la morphine :
"Oh la douceur de la morphine : Son froid délicieux sous la
peau! On dirait de la perle fine coulant liquide dans les os…"
Un air qui fait froid dans le dos mais qui fut, si l’on en croit
les mémoires d’Yvette Guilbert (Les chansons de ma vie, éd.
Grasset), l’un de ses plus grands succès!
POLITIS le
20 décembre 2012 par Gilles Costaz
Les deux vies de la diva - Une vision nouvelle d’Yvette
Guilbert par Nathalie Joly.
Yvette Guilbert incarne la chanson d’une époque folle qu’on
appelle parfois belle : le temps des plaisirs de vivre stimulés
par l’alcool. Toulouse-Lautrec a saisi la diva du caf’conç
sous un angle étrange, comme une femme décharnée
se cachant sous un maquillage appuyé. Tout en gardant en tête
ses grands succès, Madame Arthur, Le Fiacre, il faut sans doute
aller voir derrière ces images trompeuses. C’est ce à
quoi s’attache Nathalie Joly depuis plusieurs années. Cette
comédienne-chanteuse a découvert des choses surprenantes.
Notamment que Sigmund Freud adorait Yvette Guilbert et avait échangé
avec elle une correspondance fournie. Ces lettres, Nathalie Joly les a
retrouvées à Londres et en a publié la traduction
dans le CD réalisé à l’occasion de son premier
spectacle sur la reine de la chanson fin de siècle, Je ne sais
quoi.
Aujourd’hui deuxième épisode. Le nouveau spectacle
et le nouveau CD s’intitulent En v’là une drôle
d’affaire, titre qui se réfère à une chanson
cocasse. Mais l’entreprise de Nathalie Joly n’est pas seulement
d’offrir un récital plaisant. C’est de relier un destin
à l’histoire et d’ouvrir des archives oubliées.
Après son premier récital, elle a reçu un appel d’une
femme très âgée qui lui a confié un carton
plein d’écrits inédits d’ Yvette Guilbert. De
son vivant, celle-ci avait publié un livre déjà substantiel,
La Chanson de ma vie. Avec ces papiers jaunis, Nathalie Joly tenait un
matériau encore plus riche. Elle pouvait donc donner un coup de
projecteur qui n’aurait plus Freud dans son halo, mais l’art
d’ Yvette Guilbert, sa pensée sur la chanson et sa lutte
contre les facilités du métier.
Bien qu’aujourd’hui sa légende reflète l’humeur
coquine d’une société avide de gaudriole, la créatrice
du Fiacre était féministe, luttant pour l’amélioration
de la condition de la femme. Tout en chantant, Nathalie Joly remet aux
spectateurs le fac-similé d’un prospectus édité
dans la décennie 1910, où Yvette Guilbert invite les jeunes
filles de New York à ses cours gratuits de diction, de jeu, de
chant et de pantomime….
Cependant, le spectacle se noue surtout autour des interrogations d’une
chanteuse sur son art, et de ses combats contre les recettes de professionnels
du genre. Elle parle de sa voix, mais tout autant de son œil. C’est
« par son œil », dit-elle, qu’elle attrape son
public. Elle parle aussi de l’échec ou de la ténacité
à lui opposer. « En vérité, je vous le dis,
il ne faut jamais se décourager », confie-t-elle à
l’intention des autres chanteurs, dans un texte où elle a
cette phrase qu’on attendrait pas d’une amuseuse : «
Sans les artistes, la nation se meurt ». Nathalie Joly a composé
un moment étonnant. Elle est dans un beau falbala rougeoyant, puis
tout à coup en costume japonais traditionnel. Eh oui, Yvette Guilbert
aimait les japonaiseries pour chanter le répertoire traditionnel
français ! La mise en scène de Jacques Verzier et la prestation
allègre du pianiste Jean Pierre Gesbert amplifient l’épaisseur
théâtrale de ce voyage dans le temps, où l’interprète
déploie une puissante voix de velours et un talent intense de comédienne.
Gilles Costaz

PARISCOPE
le 19-12-2012 par
Marie Céline
Nivière
Théâtre musical - En v’là une drôle
d’affaire
Yvette Guilbert, cette femme aux gants noirs et au nez en trompette, immortalisée
par Toulouse Lautrec, a été une immense vedette au début
du siècle dernier. De son répertoire, certaines chansons
sont restées dans la mémoire collective, comme « Le
fiacre », qui allait trottinant et « Madame Arthur »
qui fit parler d’elle longtemps…Mais derrière ce succès,
se cache un répertoire beaucoup plus riche que cela. La comédienne
et chanteuse Nathalie Joly s’est attelée à la noble
tâche de rappeler combien Yvette Guilbert fut avant tout une immense
artiste et une pionnière du féminisme. Dans un premier spectacle
intitulé « Je ne sais quoi », elle évoquait
les relations entre la chanteuse et Freud. Ce nouvel opus, « En
v’là une drôle d’affaire », met en lumière
toutes les réflexions d’une artiste sur son métier.
Même si les chanteuses réalistes lui doivent beaucoup, Yvette
Guilbert n’est pas de ce style-là. C’est « une
diseuse ». A mi-chemin entre le théâtre et la musique,
entre le parler et le chanter, elle a inventé un langage, le «
rythme fondu ». Mise en scène par Jacques Verzier, dans une
scénographie superbe, évoquant les japonaiseries de l’époque,
avec ses jeux d’ombres, Nathalie Joly, vêtue d’une longue
et coquine robe rouge, incarne les nombreuses nuances de cette artiste
hors normes. L’interprétation est impeccable. Accompagnée
au piano par l’excellent Jean-Pierre Gesbert, Nathalie Joly nous
fait découvrir des petits chefs d’œuvre oubliés,
comme « Je suis pocharde », « Renaud le tueur de femmes
», « Complainte d’une méchante », «
le bain du modèle »… Ce magnifique spectacle se joue
dans un écrin qui lui va à ravir, la Vieille Grille. Ce
lieu, situé à deux pas de la Grande Mosquée de Paris,
est un des derniers petits cabarets Parisiens. Il ressemble à ces
estaminets dans lesquels Yvette Guilbert a dû passer autrefois.
« Cahin caha, hu, dia hop là », voilà une belle
promenade dans le temps que l’on suit gaiement ! Marie
Céline Nivière

LE
CANARD ENCHAÎNÉ le 13-12-2012
Le coin-coin des variétés
En v’là une drôle d’affaire. Revoici Nathalie
Joly dans un nouveau spectacle célébrant Yvette Guilbert,
cette chanteuse de cabaret, écrivaine subtile, amie de Freud et
virtuose du « parlé chanté ». Un délice
pour l’oreille et l’intelligence. Albert Algoud
TELERAMA
le 18-12-2012 - Sortir TT On aime
beaucoup
juin 2013 au Théâtre de l'Ouest Parisien et à l'Européen
Après Je ne sais quoi, où Nathalie Joly racontait les rapports
de Freud et d'Yvette Guilbert, elle évoque dans ce nouveau spectacle
le destin de la reine du caf'conc, pionnière du féminisme
qui renonça aux succès faciles et renouvela le répertoire.
Nathalie Joly chante bien, elle a du charme et de l'humour. Jean-Pierre
Gesbert l'accompagne au piano, ponctue le récital de phrases sur
la vie de la chanteuse. Par un jeu très subtil, Nathalie Joly révèle
ce qu'Yvette Guilbert apporte à l'interprétation et à
l'écriture de textes qui croquent des personnages pittoresques
du début du 20e siècle. Elle souligne comment, avec le "parlé-chanté"
et le "rythme fondu", Yvette Guilbert a fait entrer la chanson
dans une modernité qui dure encore, notamment dans le slam.
Sylviane Bernard-Gresh

L'AVANT-SCENE THEÂTRE
La
quinzaine de Gilles Costaz le 1-02-2013
Yvette Guilbert n’est pas une figure insignifiante du music-hall,
ou plutôt du café-concert de la fin du XIXe siècle
et du début du XXe. Loin de là ! L’actrice- chanteuse
Nathalie Joly s’attache à reprendre son répertoire
et à éclairer son histoire. Elle ne fait pas du tout une
confé- rence, mais des spectacles d’une grande beauté,
nourris d’une rare documentation, projetant une lumière souvent
inédite. Elle avait précédemment travaillé
sur les relations d’Yvette Guilbert et de Freud, allant jusqu’à
retrouver à Londres la cor-
respondance entre la chanteuse et le fondateur de la psychanalyse et à
l’utiliser sur scène. Ce deuxième spectacle, En v’là
une drôle d’affaire, à la Vieille Grille, porte sur
l’art, le métier, la vie d’artiste d’Yvette Guilbert.
Car, vue de loin, la car- rière de la chanteuse de Madame Arthur
et du Fiacre semble facile et commerciale. Mais Yvette dut, en réalité,
se battre contre les préjugés et les recettes de son temps.
Féministe, soucieuse de l’égalité des sexes,
elle plaidait même pour l’impor- tance des artistes dans la
politique de la nation. On apprend bien des choses éton- nantes
dans ce récital-monologue où Nathalie Joly bénéficie
de l’aide d’un accompagnement enjoué de Jean-Pierre
Gesberg et d’une mise en scène nerveuse de Jacques Verzier.
L’actrice chante d’une voix profonde et la chanteuse, qui
est la même personne, joue avec une belle sensibilité. Avec
Nathalie Joly, le caf’conc’ devient théâtre.
FRANCE CULTURE / MOVIMENTO
RAP A LA FRANCAISE / Nathalie Joly est invitée le 15-12-2012
par Jeanne Martine Vacher
Pour son spectacle "En v'là une drôle d'affaire"
création 2012 (à La Vieille Grille, Paris 5ème jusqu'au
31 décembre), la suite de "Je ne sais quoi" son diptyque
"Nathalie Joly chante Yvette Guilbert .
France
Musique / Musique matin
samedi 8 décembre 2012
Actualités
du disque par Dominique Boutel
Comme chaque semaine je vous propose de découvrir un disque paru
cette année et ce matin pour changer un peu de registre mais pas
complètement: nous allons découvrir le disque que Nathalie
Joly consacre à Yvette Guilbert et qui s’intitule joliment
“En v’là une drôle d’affaire” ....
.... Une bien terrible chanson que l’on vous a peut-être chantée
quand vous étiez petit , la chanson“la légende de
Saint Nicolas”qui moi personnellement me glaçait le sang
quand j’étais enfant. Nous l’écoutions dans
la version de la chanteuse Nathalie Joly avec Jean Pierre Gesbert au piano,
Nathalie Joly qui chante Yvette Guilbert dans ce disque Et aussi à
la Vieille Grille à Paris jusqu’au 31 décembre, une
soirée pour laquelle vous pouvez gagner des places si vous nous
écrivez sur le site de l’émission musique matin le
samedi : C’était la nouveauté du disque, un choix
de France Musique.
http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_11874.xml
France
Musique /
Musique matin / Nouveautés
du disque par
Dominique Boutel
L’aventure « Nathalie Joly chante Yvette Guilbert »
continue. La compagnie Marche la route présente la suite du spectacle
Je ne sais quoi (correspondance avec Freud) avec la création En
v’là une drôle d’affaire dans une mise en scène
de Jacques Verzier. Une suite ? Oui car un dossier providentiel a été
donné à Nathalie Joly, à l’origine du spectacle
et interprète des chansons, contenant divers documents inédits
manuscrits de la main d’Yvette Guilbert …. En 1900, Yvette
Guilbert, reine du Caf'Conc', pionnière du féminisme, résilie
ses contrats en plein succès et parcourt le monde. A New-York,
elle explore un nouveau répertoire entre conte et faits divers,
s'interroge sur les processus de création et de transmission. Son
art du parlé-chanté, qu'elle nomme rythme fondu, rayonnera
dans toute l'Europe et influencera la chanson jusqu'au slam d'aujourd'hui.
liens : @ Théâtre de la vieille grille <http://www.vieillegrille.fr/tiki-index.php>
Du 28 novembre au 31 décembre 2012 Du mercredi au samedi à
21h00 & les dimanches à 17h00 lundi 31 décembre à
21h durée : 1h15
France
Musique /
Les
traverses du temps par Marcel Quillevéré
le 14 janvier 2013
... Il y a
beaucoup à apprendre des bons chanteurs de chanson...France musique
est partenaire d’un spectacle magnifique sur Yvette Guilbert au
théâtre de la vieille grille qui a été prolongé
parce que ça a un succès fou, du 27 janvier au 3 février
avec Nathalie Joly.
France
Musique /
/
Musique matin /«
Venez quand vous voulez » Par Denisa Kerschova
le 29-01-2013
Un spectacle génial , imaginez un petit café théâtre
à Paris, où le temps s’est arrêté, à
Paris dans le 5ème arrondissement , le théâtre s’appelle
le théâtre de la vieille grille. Là-bas, chaque soir
cette semaine, Nathalie Joly chante les chansons de Yvette Guilbert, la
chanteuse de la fin du 19ème et du début du 20ème
siècle, la chanteuse au grand cœur, au talent rare, drôle,
grave , légère et fatale, qui entretenait une correspondance
avec Freud qui affichait la photo de Yvette Guilbert dans son bureau.
Allez-y, courrez-y !
RFI
le 5 décembre 2012
écouter
Vous m'en direz des nouvelles !
Nathalie Joly, Jean-Pierre Gesbert, invités principaux, interwievés
Par Jean François Cadet
Nathalie Joly et Jean-Pierre Gesbert, chanteuse et pianiste du spectacle
« En v’là une drôle d’affaire » au
Théâtre de la vieille grille, du 28 novembre au 31 décembre
2012.
EUROPE 1 Le 28-01-2013 par
Diane Shenouda
Journal de 22h30 Edition présentée par Jean-Michel Dhuez
Un spectacle à voir à Paris maintenant au théâtre
de la Vieille Grille : La comédienne Nathalie Joly rend hommage
à l’une des stars des cabarets des années 20, en l’occurence
Yvette Guilbert qui a notamment été l’égérie
de Toulouse Lautrec, Reportage Diane Shenouda :
Femme de talent Nathalie Joly, excellente comédienne et chanteuse,
du charme, le charme de la Parisienne, brune élégante sensuelle
et coquine, elle apparaît d’abord en robe fourreau rouge puis
en kimono derrière un paravent…. Une voix de velours, elle
excelle une nouvelle fois dans l’art du parlé chanté,
sorte de rap avant l’heure inventé par Yvette Guilbert, chanteuse
de cabaret des années folles, féminine et féministe
jusqu’au bout des ongles.
« C’est quelqu’un qui a libéré quelque
chose de la parole des femmes parce qu’ elle avait une parole crue,
l’équivalent aujourd’hui c’est le rap, cette
parole engagée, crue. Le cabaret était le reflet de notre
société, et dans cette société elle a compris
qu’il fallait, sur la femme, oser dire certaines choses et les chanter.
C’est un exemple pour nous encore aujourd’hui ».
Elle chante la vie d’artiste et l’amour, l’amour quand
on en rit…et la passion quand on en pleure…Un spectacle intimiste
et chaleureux qui pétille d’humour et d’intelligence
à ne pas manquer dans l’un des derniers petits cabarets Parisiens.
Nathalie Joly qui rend hommage à Yvette Guilbert.
France Bleue 23-12-2014
Une après midi avec Billy
ALLEGRO
THÉÂTRE
le 29 novembre 2012
Nathalie Joly a été bien inspirée de commencer le
tour de chant qu'elle consacre à Yvette Guilbert, immense chanteuse
d'avant-guerre, par L'éternel féminin" de Jules Laforgue
que l'artiste mit elle même en musique. Icône de la féminité
avant que cette expression ne soit en vogue, la dame traça son
chemin dans des conditions hasardeuses. Ses débuts, elle les fit
au Chat noir, caf 'conc des Grands Boulevards où son répertoire
d'une cocasserie suavement coquine était grandement apprécié.
De graves revers de santé l'éloignèrent de la scène.
La solitude dans laquelle elle se retrouva la poussa à changer
de cap. Exilée durant plusieurs années aux Etats Unis, elle
y fonda une école de chants pour jeunes talents désargentés.
Et plus décisif : exhuma des centaines de chansons médiévales
dont elle se fit l'interprète. Saisie par une soif inextinguible
de transcendance elle se mit aussi à l'étude du Nouveau
Testament. Pas étonnant que les chants de cette époque,
où la passion apparaît comme le thème central, souvent
se fassent prières. Elle n'en resta pas moins fidèle à
son humour laconique et rencontra à nouveau le succès. Douée
d'une voix tour à tour enveloppante, grinçante ou de gorge,
Nathalie Joly est la passeuse idéale de ces oeuvres dissemblables.
Parmi les chansons qu'elle a réunies on reste surtout sous le charme
de "La pocharde", où elle décrit un personnage
qui tient à la fois de Zola et de Feydeau, et de "La morphinée"
dans laquelle elle évoque ces femmes, souvent disciples de Lesbos,
toute au bonheur d'avoir découvert des plaisirs inédits.
Enrichi par la présence au piano de Jean-Pierre Gesbert - qui lance
de temps à autres de piquantes répliques -ce spectacle est
un délice. Qui doit beaucoup à la mise en scène d'une
fieffée fantaisie de Jacques Verzier. JOSHKA SCHIDLOW
ARTISTIK REZO décembre
2012
En v'la une drôle d'affaire - Nathalie Joly chante Yvette Guilbert
- 2ème partie - Du 28 novembre au 31 décembre 2012
La talentueuse Nathalie Joly revient au Théâtre de la Vieille
Grille pour rendosser le costume d'Yvette Guilbert, célèbre
reine du café Concert au tournant du 19ème siècle.
Bluffant. Elle nous avait déjà épaté avec
le premier opus (et vrai succès), Je ne sais quoi, où elle
revenait sur la correspondance entre Yvette Guilbert et Sigmund Freud
; plus mûr, plus abouti, plus libre, ce En v 'la une drôle
d'affaire est tout simplement un joyau brut d'émotion et d'intelligence.
Durant 1h10, Nathalie Joly déploie (et avec quel talent !) toute
l'étendue de son pupitre vocal, décrivant la vie agitée
d'Yvette Guilbert, chanteuse de « beuglants » ayant durablement
influencé l'art lyrique par sa technique du « rythme fondu
».
Elle se produit accompagnée de son compère pianistique,
l'accompli Jean-Pierre Gesbert, qui se fend même ici du splendide
I Want You my Honey de John Templeto. Quelques allusions subtiles au premier
spectacle, mais rien de rigide : vous pouvez tout à fait vous ruer
sur ce deuxième opus, instructif et bouleversant à la fois,
sans avoir vu le spectacle précédent.
La mise en scène, signée par Jacques Verzier (qui a travaillé
entre autres avec Jean-Luc Lagarce et Jean-Michel Ribes) est extrêmement
aboutie : on y retrouve le mélange des cultures, l'ouverture d'esprit
chère à Yvette Guilbert, par le biais du japonisme, si en
vogue à l'époque. Plus de chansons, plus d'interaction avec
le public qui se verra remis une copie du programme originale enseigné
dans l'école qu'Yvette Guilbert ouvrit à New York vers 1913.
Une école de chant gratuite pour jeunes filles, elle qui ne pouvait
plus chanter alors...
Cette générosité, cette énergie sans faille,
Nathalie Joly la porte à bout de bras, sur le visage, dans le regard
: version sexy de La Légende de Saint Nicolas, déambulation
trouble de Je suis pocharde, et surtout, surtout, l'hallucinant Morphinée
qui vous laisse au bord des larmes, alors que celle de l'artiste coule
librement sur ses joues.
Bref, il n'y a pas à hésiter une minute : Si vous voulez
en savoir plus sur les aquabonistes, le boulangisme et les rapins, courez
voir « En v 'la une drôle d'affaire », et sa drôle
de dame. Mathilde de Beaune
ARTISTIK
REZO 22 décembre 2014
Nathalie
Joly reprend son spectacle En v'là une drôle d'affaire mis
en scène par Jazcques Verzier au Théâtre de la Vieille
Grille Paris 5ème. Un spectacle charmant, raffiné et précis
sur une chanteuse hors du commun.
Je ne sais quoi : 1er épisode d’après les chansons
d'Yvette Guilbert et sa correspondance avec Freud.
ébauché à la demande de la Société
Psychanalytique de Paris, sur une proposition de Paul Denis , pour célébrer
le 150ème anniversaire de la naissance de Freud et le 80ème
anniversaire de la SPP à la Mutualité. Freud avait entendu
Yvette dès ses débuts au Cabaret lors de son premier séjour
Parisisen vers 1890. Frappé par l'esprit de l'interprète
qui saisit l'âme humaine avec humour et cruauté, compassion
et tendresse, il lui fait part de son admiration. Tous deux cherchaient
dans les "terres inconnues" de la sexualité ce qui alimente
la vie de l'esprit. Reine incontestée du Caf conç', Yvette
fut pendant cinquante ans l'ambassadrice de la chanson française
dans plus de trente pays. On retrouvera ses chansons drôles, émouvantes,
inédites ou célèbres comme Madame Arthur.
En v'là une drôle d'affaire : 2ème épisode
d’après le destin et la vie d’Yvette Guilbert.
Le succès du spectacle "Je ne sais quoi" a suscité
une suite. En 1900, la Reine du caf'conç' résilie ses contrats
et décide de parcourir le monde. A New York, elle explore le nouveau
répertoire de sa seconde carrière, entre conte et fait divers,
s'interroge sur les processus de création et de transmission. Son
art du parlé chanté, qu'elle nomme rythme fondu, circulera
dans toute l'Europe d'avant guerre, jusqu'au slam d'aujourd'hui.
Le spectacle vaut le détour : de par la qualité de la mise
en scène, le sérieux de ses recherches sur la tessiture
et les conditions d'interprétation, Nathalie Joly ressucite littéralement
Yvette Guilbert et le monde des cafés concerts. Chansons réalistes
à pleurer, comiques, coquines, tout le répertoire est représenté
et dépeint brillamment le portrait d'une femme ambitieuse et internationale
avant l'heure.
Mathilde de Beaune
Froggy’s delight
Spectacle musical conçu
et interprété par Nathalie Joly accompagnée au piano
par Jean-Pierre Gesbert dans une mise en scène de Jacques Verzier.
La comédienne et soprano Nathalie Joly a fait une belle rencontre
en la personne de Yvette Guilbert, chanteuse de l'âge d'or du café-concert.
Cette figure mythique de Montmartre à la Belle Epoque lui a inspiré,
en 2009, un spectacle très réussi, "Je ne sais quoi",
construit autour de son répertoire de chansons réalistes
et de ses relations amicales avec le psychanalyste Sigmund Freud, qui
avait trouvé un joli écrin dans la petite salle du Théâtre
de la Vielle Grille. En 2012, elle revient dans ce même lieu pour
présenter un deuxième opus guilbertien qui évoque
des aspects moins connus de sa vie quand elle se consacrait à l'enseignement
du chant et de sa technique du rythme fondu et de son "éloquence"
entre parlé et chanté qui fit son succès, et à
un registre musical différent de son "répertoire des
gants noirs". Privilégiant le récital pour salon à
la reconstitution de soirée au caf-conc' et l'évocation
de la personnalité de la femme et de l'artiste qui va au-delà
de sa représentation immortalisée par les affiches de Toulouse-Lautrec,
Chéret et Steinlen, elle a conçu un spectacle intelligent
et sensible. Si elle commence par quelques titres-phares très connus,
tels "Je suis pocharde", "La pierreuse", et "Partie
carrée entre les Boudin et les bouton" qui clôt de manière
joyeusement coquine le spectacle, Nathalie Joly s'est attachée
à faire découvrir au public la prédilection musicale
de Yvette Guilbert pour les tragiques légendes médiévales
("Les anneaux de Marianson"), les chansons populaires de la
Vieille France gaillardes ("Idylle normande") comme dramatiques
("La légende de Saint Nicolas") ainsi que les poignants
portraits de femmes avec en point d'orgue sublime "La morphinée".
C'est d'ailleurs avec une célébration de l'Eternel Féminin,
"Notre petite compagne", un poème de Jules Laforgue mis
en musique par le mélodiste Emile Waldteufel, que commence, avec
une belle ouverture en ombre chinoise, le spectacle. Avec ses complices
de route théâtrale et musicale, l'espiègle comédien-pianiste
Jean-Pierre Gesbert, qui lui donne hardiment la note - et la réplique
- et toujours sous la direction de Jacques Verzier, comédien versé
en comédie musicale qui connaît donc bien la chanson, Nathalie
Joly, pétillante et expressive, maîtrisant et modulant parfaitement
dispense un spectacle de qualité qui ravira, entre autres, les
passionnés d'histoire de la chanson française. Martine
Piazzon
La TERRASSE Avignon juillet 2012
Passée à la postérité
graphique sous les pinceaux de Toulouse-Lautrec, Yvette Guilbert fut au
tournant du XXème Siècle une héroïne des nuits
musicales des cabarets parisiens.
Nathalie Joly, actrice et chanteuse, passionnée par la culture
des cabarets, narre en deux volets ce personnage mythique du Moulin Rouge
ou de la Scala mais aussi des scènes du monde entier: après
avoir raconté la Guilbert par le prisme de son amitié avec
Sigmund Freuc dans le premier épisode Je ne sais quoi,
Nathalie Joly crée la suite de cette biographie chantée.
En v'là une drôle d'affaire dépeint une Yvette
Guilbert pionnière, précurseur du sprech gesang ou du slam,
engagée dans un art citoyen, une parole féministe populaire.
Vanessa Fara
THÉÂTROTÈQUE
le 24-06-2012
Deuxième épisode du spectacle Je ne sais
quoi. Un piano, une voix et des textes noirs chargés d’humour
: un cocktail détonnant.
Nathalie Joly, qui porte très bien son nom, accompagnée
du pianiste Jean Pierre Gesbert, nous interprète une partie du
répertoire d’Yvette Guilbert. Une occasion originale de découvrir
ou de redécouvrir cette artiste des années 1900. Un auteur,
une interprète, une artiste, une femme incroyable.
C’est avec humour, sensualité, talent et passion que Nathalie
Joly rend hommage à cette grande dame. C’est en 1885 qu’Yvette
rencontre Charles Zidler (directeur de l’hippodrome et créateur
du Moulin Rouge). Une rencontre décisive qui la propulsera dans
le monde du spectacle.
Le pianiste, Jean-Pierre Gesbert, arrive sur scène et commence
quelques accords. Soudain, l’ombre d’une femme langoureuse
apparait derrière un paravent. La voix, proche des voix d’opérettes,
joue avec les graves et les aigus. Puis Nathalie Joly apparait dans une
robe rouge, provocante et à la fois toute en finesse. Sublime !
Les textes sont drôles mais d’un humour noir. Les chansons
traitant de femmes frappées, bafouées... sont abordées
avec humour. La plume d’Yvette Guilbert permet le génie de
la dérision. On est désolé et outré tout en
riant de la situation. Les histoires sombres deviennent légères,
ces chansons tragi/comiques deviennent un enchantement.
Le duo Nathalie Joly et Jean-Pierre Gesbert fonctionne à merveille.
Ces deux-là se donnent la réplique, s’amusent, s’aiment
et se moquent tendrement l’un de l’autre. Jean-Pierre accompagne
parfois Nathalie au chant afin de donner de la résonance à
la chanson.
La mise en scène permet de suivre l’évolution de la
carrière d’Yvette Guilbert. Son succès à Paris
dans les cafés-concerts, son départ pour New York où
elle monte son école pour jeunes comédiennes totalement
gratuite (The David Mammes Music School), son retour à Paris et
son triomphe. Yvette Guilbert est à l’image de sa carrière,
incroyable et atypique.
Dans une scénographie simple, jouant avec des symboles de l’art
asiatique comme le kimono de Nathalie, le masque de Kabuki, les ombres
chinoises et le paravent, l’atmosphère est intime et chaleureuse.
Les lumières apportent une couleur à la pièce, tout
en douceur. Point trop n’en faut, juste ce qu’il faut et c’est
parfait comme cela. Le spectacle fonctionne, la comédienne et son
pianiste sont fabuleux. On en redemande ! Cyril Tardivel
France
Musique: 42ème
Rue par Laurent Valière, le 17 juin 2012
….et puis Nathalie Joly qui crée à la Cartoucherie
la deuxième partie de son spectacle musical basé sur la
vie de la chanteuse et comédienne pionnière du féminisme
Yvette Guilbert. On avait beaucoup apprécié la première
partie de ce spectacle de Nathalie Joly qui était basé sur
la correspondance entre l’actrice et Freud, et cette fois c’est
une deuxième partie qui se déroule notamment au caf’’conç’
et qui s’intitule « En v’là une drôle
d’affaire » ….Nathalie Joly interprète
Yvette Guilbert dans cette deuxième partie de ce spectacle que
je vous recommande ça s’intitule « En v’là
une drôle d’affaire » C’est au théâtre
de la Tempête cartoucherie du 19 au 24 juin.
ALLEGRO
THÉÂTRE
le 22 Juin 2012 : En v'là une drôle d'affaire d'après
les chansons d'Yvette Guilbert
Nathalie Joly a été bien inspirée de commencer le
deuxième tour de chant qu'elle consacre à Yvette Guilbert,
chanteuse fameuse de l'avant - guerre, par "l'Eternel féminin"
poème de Jules Laforgue que l'artiste mis en musique. Icône
de la féminité avant que cette expression ne fut en vogue,
la dame traça, avant de devenir une célébrité,
son chemin dans des conditions extrêmes. Ses débuts, elle
les fit en se produisant au Chat noir, caf’ conç’ des
Grands Boulevards, où son répertoire d'une cocasserie suavement
coquine était grandement apprécié. De graves ennuis
de santé l'éloignèrent de la scène. La solitude
dans laquelle elle se retrouva la poussa a changer de cap. Elle partit
durant plusieurs années aux Etats-Unis où elle fonda une
école de chant pour de jeunes talents désargentés.
Elle exhuma aussi des centaines de chansons médiévales dont
elle se fit l'interprète. Elle fut aussi à cette époque
saisie d'une soif de transcendance qui l'incita à étudier
le nouveau testament. Pas étonnant que les chants de cette époque,
où la Passion devint le thème central, souvent se fassent
prière.Elle resta néanmoins fidèle à son humour
laconique et connut à nouveau la gloire. Douée d'une voix
tour à tour caressante, grinçante ou enténébrée,
Nathalie Joly est l'interprète idéale de ces oeuvres si
dissemblables. On retiendra parmi les chansons qu'elle nous fait découvrir
"La pocharde" où elle dépeint un personnage qui
tient à la fois de Feydeau et de Zola et cette merveille qu'est
"La morphinée" où elle évoque ces femmes,
souvent disciples de Lesbos, qui avaient découvert des plaisirs
inédits. Enrichi par la présence complice de Jean-Pierre
Gesbert son pianiste - qui n'hésite pas à lui balancer de
piquantes répliques - ce spectacle est un délice. Qui doit
beaucoup à la mise en scène d'une fervente fantaisie de
Jacques Verzier.Yvette Guilbert disparut en 1944 à l'âge
de 79 ans après avoir eu des ennuis avec la gestapo car mariée
à un savant d'origine juive.
JOSHKA SCHIDLOW
Regard
en coulisse
le 19 juin 2012
Nathalie Joly, de « Je ne sais quoi » à « En
v’là une drôle d’affaire » Première
du nouveau spectacle de Nathalie Joly : ce soir 19 juin. L’aventure
« Nathalie Joly chante Yvette Guilbert » continue. La compagnie
Marche la route présente la suite du spectacle Je ne sais quoi
(correspondance avec Freud) avec la création En v’là
une drôle d’affaire dans une mise en scène de Jacques
Verzier. Une suite ? Oui car un dossier providentiel a été
donné à Nathalie Joly, à l’origine du spectacle
et interprète des chansons, contenant divers documents inédits
manuscrits de la main d’Yvette Guilbert …. Rémy
Batteault
Un
fauteuil pour l’orchestre
le 21 juin 2012
« V’là une drôle d’affaire
» Nathalie Joly au Théâtre de la Tempête
Il y a un endroit où l’on voyage dans le temps : Assis sur
son fauteuil de la salle Copi au théâtre de la Tempête,
préparons-nous à rembobiner la cassette du temps et appuyer
sur «play » : le chapitre Yvette Guilbert. Une véritable
artiste de la chanson réaliste de la fin du 19ème siècle
mais surtout une femme incroyablement sensée, en permanente réflexion
sur son art et sur la société dans laquelle elle évolue;
Des chansons complètement ancrées dans la réalité
de son époque et pourtant ces chansons s’écouteraient
presque comme un conte… pour adulte! Côté jardin, le
piano. Côté cour, un paravent en tissu sur un tapis et au
milieu un rideau rouge en velours suspendu à la rambarde d’une
façade grise ; Une sorte de décor éphémère,
des pièces transportables qui une fois installées nous font
valser en un claquement de doigt à plus de cent ans en arrière
à la découverte de cette figure passionnante presque historique
et qui, une fois enlevées laisserait cette grande façade
en fond de scène ne laissant entrevoir aucun chemin vers un espace
bien plus onirique que celui que nous traversons pendant 1h15… C’est
dans ce décor que l’ombre d’Yvette apparaît de
derrière le paravent, une chimère qui viendrait réinvestir
le lieu, se réveiller après un long sommeil pour revivre
avec ce même feu, l’histoire de sa vie mais surtout de son
œuvre. Ce personnage fascinant, c’est Nathalie Joly, magnifiquement
juste et lumineuse, qui l’investit avec son inséparable Jean-Pierre
Gesbert, au piano. Un duo parfait qui repose sur l‘écoute
que chacun accorde à l‘autre, traversant ensemble le récit
de personnages qui semblent presque se dresser devant nous ! Jacques Verzier
signe une mise-en-scène très ingénieuse où
tout l’intérêt est de savoir où se place la
comédienne par rapport à cette histoire, à quel endroit
de jeu et quel état de corps se trouve Nathalie Joly pour rendre
compte aujourd’hui de cette transformation d’une jeune femme
pilier des cafés-concerts à une figure incontournable et
incroyablement contemporaine. C’est une véritable création
qui s’inspire d’une figure et d’un univers très
marqué mais réussi à s’en détacher pour
parler d‘une femme mais aussi d‘une artiste au-delà
du nom «Yvette Guilbert»; c’est aussi une façon
d’observer l’état de la ville, de la politique, de
ses habitants et citoyens ainsi que des artistes à l’époque
de la chanteuse et se rendre compte des changements ou au contraire constater
que certains faits ou récits sont universels, et quelque soit notre
avancée scientifique, technique ou artistique, l’Homme reste
toujours confronté à autrui et c’est de ce rapport
entre ces deux forces que naissent ces chansons, ces pièces de
théâtre, ces œuvres cinématographiques….
C’est un véritable petit bijou, un spectacle musical exigeant
et très intéressant comme nous aimons voir, sobre et esthétique
avec des costumes, des lumières et des accessoires qui ne cessent
de nourrir notre imaginaire sans le gaver. C’est l’art de
se concentrer sur l’essentiel pour amener le public avec beaucoup
de liberté là où veut aller l’équipe
de « En v’là une drôle d’affaire ».Si
le Festival du théâtre à vif consiste à parler
de notre actualité, alors c’est un pari périlleux
mais hautement relevé puisque comprendre
notre actualité c’est peut-être remonter un siècle
avant et voir que finalement, nous nous trouvons dans un perpétuel
recommencement. Marie Surget
La
revue marseillaise du théâtre
La chanteuse, si elle se garde bien d’imiter l’inimitable
Guilbert dont les disques perpétuent le souvenir et la savoureuse
et rocailleuse façon de rouler les r, fait sienne une façon
de dire et chantonner le texte, entre chant et parole, qui tient de ce
sprechgesang, ce parlé-chanté dont il faut rappeler que
Schönberg, peintre également, alla le chercher dans les cabarets
viennois, tout comme Toulouse-Lautrec trouva aussi son inspiration dans
les cafés chantants, laissant d’inoubliables portraits d’Yvette
Guilbert. Lieux finalement où racaille et canaille, bourgeois en
goguette et grisettes, artistes, intellectuels, se retrouvaient joyeusement,
d’où la création souvent audacieuse naissait de ce
mélange étonnant ou détonnant.
Ainsi, les textes de Guilbert (qui intéressa Freud) sont de vraies
créations parolières : leurs rimes et répétitions,
recherche de sens et de sons, ont souvent un comique percutant, une cocasserie
coruscante, clownesque, qui occulte un grand art pour qui ne sait entendre
ce qu’il écoute et ce qu’il en coûte. Et c’est
justement l’art de l’interprète, ici Nathalie Joly,
de distiller, d’aciduler, passant de la voix de poitrine à
la voix de tête, de ce « recitar col canto’, de ce ‘réciter
en chantant’ comme disaient les premiers théoriciens florentins
de l’opéra, ou plutôt, du théâtre lyrique,
mettant en valeur la phrase, dans la phrase, le mot, et les chutes inattendues
et plaisantes, la pointe de la fin des vers. Mordante, piquante, gouailleuse,
elle nous régale avec J’en suis pas sûre, La Pierreuse
des fortifs’ appelant son mec et mac à la rescousse contre
le bourge jobard ; ivresse des mots de Je suis pocharde, l’inénarrable
chiasme rhétorique de la Partie carrée entre les Boudin
et les Bouton, etc. On notera que Nathalie Joly, saluée par la
critique, promène dans le monde un spectacle avec les chansons
d'Yvette Guilbert et de sa correspondance avec Freud et que l'on en trouve
un CD. Benito Pelegrin
Regard en coulisse
Nathalie Joly, Yvette Guilbert à la folie
17 juillet 2012, par Rémy Batteault
Actuellement en Avignon, Nathalie Joly fait de nouveau revivre
Yvette Guilbert après le formidable "Je ne sais quoi"
et livre une autre facette de l'artiste.
- Vous présentez, après le succès remporté
par Je ne sais quoi, cet autre spectacle. Est-ce une suite ?
Je voulais faire un autre épisode sur le personnage et le destin
d’Yvette Guilbert, notamment sur sa transmission du parlé
chanté et sa seconde carrière. C’est alors qu’une
dame d’un certain âge m’a donné un ensemble de
documents inédits écrits de la main d’,Yvette dont
une partie constituent des témoignages passionnants de son école
des arts du spectacle à New York avec des partitions inédites
de chansons populaires et mythologiques issues du Moyen Age. En v’là
une drôle d’affaire est donc la suite de notre exploration
sur Yvette Guilbert, dans laquelle j’ai approfondi le travail sur
le parlé chanté avec la même équipe. Mais on
peut voir ce spectacle sans avoir vu Je ne sais quoi. La mise en scène
de Jacques Verzier est très différente. Je ne sais quoi
se focalise sur Freud au cabaret, ce second épisode se passerait
plutôt chez Yvette Guilbert qui livre ses secrets….
- Qu’est-ce qui vous plait le plus chez Yvette Guilbert ?
Sa ténacité, son courage, son exigence sans concession à
chercher la « vérité »et l’art au présent.
C’est à la fois une artiste et une humaniste, qui porte la
parole des femmes et s’engage totalement. Sa parole est directe,
généreuse et franche. On pourrait la comparer à Ariane
Mnouchkine !
- En quoi ce répertoire est-il intéressant aujourd’hui
?
Le parlé chanté a été invente par Yvette Guilbert
et m’a toujours fasciné, que ce soit chez Kurt Weill ou dans
la musique contemporaine car il laisse un espace libre au jeu d’actrice
et à l’invention vocale. Cette forme mixte se retrouve dans
le slam et le rap d’aujourd’hui. L’autre aspect très
contemporain de ce spectacle concerne les sujets que les textes parlés
nous livrent d’universel sur l’artiste, sa position face au
monde, sa bataille, le courage qu’il doit garder en lui, ses contradictions,
ses croyances…. « sans les artistes la Nation se meurt! »
en est un échantillon. Enfin les thèmes des chansons choisies
sont toujours actuels car intemporels. Ce sont à la fois des contes
et des faits divers. La transmission entre femmes est également
très présente.
- Comment le spectacle est-il perçu en Avignon ? Des dates sont-elles
prévues à Paris et en province ?
Comme a la Tempête, le public sort enthousiaste et transporté
! C’est un vrai régal partagé car il y a plein de
découvertes, des partitions totalement inédites, des aspects
inconnus de la vie d’Yvette, et une incursion surprenante dans le
kabuki qui évoque le japonisme de l’époque….Quant
aux dates, nous jouerons à Paris du 28 novembre au 31 décembre
2012 à la Vieille Grille a 21h, à Marseille au Théâtre
de Lenche du 16 au 30 mai 2013 dans le cadre d’une carte blanche
qui m’a été confiée et qui s’intéressera
aux « Diseuses d’hier a aujourd’hui ». Nous serons
au TOP à Boulogne Billancourt le 1er et 2 juin 2013 avec les deux
spectacles.
L’INSENSE Par Annabelle
Hanesse 9 juillet 2012
Le théâtre du petit chien ouvre le festival Off d’Avignon
avec le diptyque d’Yvette Guilbert, chanté par Nathalie Joly.
Sprech gesang ou la surprise de la parole: Un piano et un paravent habite
la scène, épurée de lumière. Nathalie Joly
s’installe à la manière d’un café-concert
des années 1900. L’adresse est direct, le spectateur à
la fois témoin et complice. A l’ombre du paravent la chanteuse
dévoile un portrait sensuel à la voix d’opérette
qui oscille du grave à l’aigu. Cette montagne russe des sons
révèle toute la fragilité du corps à dire
et à s’émouvoir. La distorsion des notes créée
paradoxalement beauté et harmonie. La voix apparaît comme
miroir de l’âme, où le rire, le souffle et les larmes
chantent. Nathalie Joly s’inscrit dans le courant allemand du sprechgesang.
A l’instar du travail de Jacques Rebotier et de la poésie
sonore contemporaine, chanter apparaît comme l’essence de
la parole, la voix comme enveloppe du corps. Au cours des chansons, le
texte parlé agit comme un sursaut, une détonation. Parler
change le rythme mais surtout la matérialité sonore. La
forme stylisée du chant interrompue, les mots nous parviennent
en état brut, sauvage. Le parlé, vidée par rapport
au chant de variations tonales, semble pale. Pourtant il reste porteur
de beaucoup de sens ! En effet, ‘parler’ donne à la
comédienne l’occasion à la fois de faire des commentaires,
de mettre en relief des mots et des sentiments. La forme du sprechgesang
serait comme complète, car le chanté travaille sur les sens
auditifs, tandis que le parlé agit sur les sens cognitifs. Cette
technique fleuretant avec le slam, créée des à-coups
tant dans le rythme que dans l’enjeu des paroles ; offrant ainsi
aux ruptures leur caractère humoristique ou angoissant. Ce traitement
de la voix à contretemps permet de trouer la mélodie musicale
et de déséquilibrer voir de déshabituer notre réception
sonore traditionnelle. Tout se passe comme si l’émission
du son naissait de l’étonnement. La chanteuse vêtue
d’un kimono peint dans l’espace des gestes expressionnistes.
Son corps comme sa voix battent le rythme de la musique. Tout se passe
comme si le mouvement était déplié, déconstruit
et marqué par des pauses. En effet la présence d’ombres
chinoises, du kimono japonais et du masque de kabuki donne au jeu de l’actrice
des allures de pantin en porcelaine. Certains gestes sont répétés
entraînant une sorte de décomposition de l’image. Ce
parti pris de répétition gestuelle transforme le corps de
la chanteuse en poupée presque déshumanisée. Et pourtant
plus la femme devient pantin et plus les émotions stylisées
semblent humaines ; comme si le factice était plus vrai, le non
réaliste plus naturel. Les codes du théâtre japonais
’kabuki’ fonctionne avec le café-concert d’Yvette
Guilbert, car ses chansons sont habitées d’épopées
et de passion ; elles en deviennent parfois religieuses. Le corps se présente
dans un espace ritualisé par une douche de lumière entourée
de la noirceur du néant. Ainsi les dieux sont comme prêts
à être accueillis. Le chant fait place à l’invocation,
à la prière. Un rapport spectaculaire : Nathalie Joly incarne
une Yvette Guilbert pleine de courage et en proie aux épopées
de ses chansons. En fonction du registre de l’histoire, noir ou
léger, la tessiture de la chanteuse varie, montrant ainsi une Yvette
Guilbert fragile, moqueuse, séductrice ou disciplinaire. Les textes
de cette « diseuse fin de siècle » relèvent
à la fois du conte et du fait divers. La transmission orale et
son adresse directe aux spectateurs procurent une véritable ambiance
intimiste et conviviale. Les oreilles s’enchantent à chaque
coupure du chanté au parlé, en restant toujours dans l’attente
et la surprise du prochain sursaut. La complicité, que crée
le parlé (source de commentaire) entre la chanteuse et le public
de même que l’esthétique japonisante révèle
la scène dans sa fonction la plus spectaculaire. Ce café-concert
est un véritable show grâce au ton populaire des paroles,
à la désinvolture du chant et à la beauté
esthétique. Par ailleurs des intermèdes pertinents, engagent
tout un questionnement sur la place de l’artiste, son courage, son
rapport au public. On sort ici de la dimension informative pour dégager
des faits, une problématique. De l’information on passe à
l’interrogation. Poser des problèmes au public permet de
mettre en action une pensée et d’extraire de la vie singulière
d’Yvette Guilbert, une préoccupation collective. La simplicité
avec laquelle sont livrées ces réflexions rend compte, justement
et sensiblement, de la fantaisie comme de la cruauté de la vie
d’artiste. Tout le sublime des textes d’ Yvette Guilbert ou
de Nathalie Joly réside dans le fait qu’ils posent des questions
qui ne rassurent pas. La condition humaine des hommes et des femmes des
années 1900 font encore écho au XXIème siècle.
Cette création est au-delà d’un voyage dans le temps,
un voyage de sens. A travers la figure d’ Yvette Guilbert se dresse
la devise des artistes : « ne vous laissez pas décourager
! » / Du 7 au 28 juillet 2012 à 20H45 - Je n’sais quoi’
les jours pairs - ‘En v’là une drôle d’affaire’
les jours impairs - Au théâtre du Petit Chien
La
Provence
14 mai 2013
8ème
art magazine MP13

La
Marseillaise
28 mai 2013

La
Marseillaise
15 mai 2013

Zibeline
juin 2013

Toute
la culture -
3 octobre 2013
EN
VL’A UNE DRÔLE D’AFFAIRE : NATHALIE JOLY RESSUSCITE
YVETTE GUILBERT POUR UNE MASTERCLASS BLUFFANTE. La voix profonde et les
gestes de Nathalie Joly, portés par les notes et l’humour
de Jean-Pierre Gesbert sont le duo gagnant qui font revivre Yvette Guilbert,
l’artiste internationale, doté d’un don pour mettre
en mots, sons et gestes, les turpitudes et les travers des petites et
des grandes personnes, tristesses, infidélité, alcoolisme
et morphinomanie compris… Un spectacle humain où jeu et musique
atteignent des sommets d’intensité et d’authenticité.
La chanteuse de café-concert Yvette Guilbert (1865-1944) était
l’une des icônes les plus célèbres de son époque
et l’une des premières françaises à faire une
carrière internationale : Proust lui a consacré son premier
artiste et Freud est venue l’écouter à Paris. C’est
sur cette dernière rencontre que Nathalie Joly avait concentré
son premier spectacle dédié à la chanteuse réaliste,
il y a trois ans. Succès sur toute la ligne. Qui lui a permis de
recevoir, comme un cadeau du ciel, des documents inédits conservés
chez une fan d’antan. Reprenant le répertoire qui a fait
connaître Yvette Guilbert (« La pocharde », «
L’éternel féminin », « Les pierreuses
», « Parfois je m’embrouille’…) et organisant
la succession des chansons comme une masterclass où la chanteuse
partagerait avant tout sa ténacité, sa volonté inflexible
de réussir, entre Paris et New-York où elle ouvre une école
où elle nous livre des invitations à suivre ses cours: pantomime,
manière de sortir du chant pour dire les mots importants ou de
regarder son public de manière dramatique pour le capturer et le
faire plonger dans chaque chanson. L’humour est bien sûr présent,
quand la chanteuse se moque de la fameuse « scie d’atelier
», rythme entêtant jusqu’à l’insupportable.
Et l’érotisme est là, puisque, liane qui reprend la
gestuelle hiératique de l’égérie de la belle
époque mais en lui redonnant le feu de la vie, Nathalie Joly commence
le spectacle en ombre lascive, cigarette à la main, derrière
un paravent plus suggestif que toutes les nudités.
Incroyablement chanté et joué, mis en scène avec
amour et efficacité, « En vl’a une drôle d’affaire
» redonne vie à la fois à la gouaille et à
l’art de Yvette Guilbert et laisse, à propos, la femme de
côté, pour se concentrer sur la musique et le vocabulaire.
A la suivre ainsi, de chanson en chanson, avec un minimum de transition
pour constituter un fil narratif, dans l’explosion d’énergie
qu’offre Nathalie Joly, on entend après elle Frehel, Barbara
et même certaines chanteuses réaliste d’aujourd’hui
comme Juliette ou la jeune Zaza Fournier. Et l’on se rend compte
combien l’art populaire et complexe d’ Yvette Guilbert nous
accompagne en fait encore tous les jours, sans qu’on l’eût
vraiment su avant de faire un petit tour par le Lucernaire. « En
vl’a une drôle d’affaire » est vraiment un spectacle
d’exception et Toute la Culture est très fier d’être
partenaire et de vous permettre de gagner vos places pour les représentations
des 10 et 15 octobre. Ne tardez pas trop et filez voir Nathalie Joly et
Jean-Pierre Gesbert. Yael Hirsch
« En v’la une drôle d’affaire », avec Nathalie
Joly, Jean-Pierre Gesbert, mise en scène : Jacques Verzier. Durée
: 1h15. Du mardi au samedi à 21h30. Les dimanches à 17h.
WEBTHEA
par Gilles Costaz 3 octobre 2013 et 10
décembre 2014

Relier un destin à l’Histoire
Aujourd’hui, deuxième épisode. Le nouveau spectacle
et le nouveau CD s’appellent En v’là une drôle
d’affaire, titre qui se réfère à une chanson
particulièrement cocasse. Mais l’entreprise de Nathalie Joly
n’est pas seulement d’offrir un récital plaisant. C’est
une nouvelle fois de relier un destin à l’Histoire et d’ouvrir
des archives oubliées. Après son premier récital,
elle reçut un appel d’une femme très âgée
qui lui confia un carton plein de documents divers et d’écrit
inédits d’Yvette Guilbert. De son vivant, celle-ci avait
publié un livre déjà substantiel, La Chanson de ma
vie. Avec ces papiers jaunis, Nathalie Joly avait un matériau encore
plus riche. Elle pouvait donc oublier Freud et ne plus penser qu’à
l’art d’Yvette Guilbert, son travail, sa pensée sur
la chanson et sa lutte contre les facilités du métier.
Bien qu’aujourd’hui, sa légende reflète l’humeur
coquine d’une société affamée de gaudriole,
la créatrice du Fiacre était féministe, luttait pour
l’amélioration de la condition de la femme. Tout en chantant,
Nathalie Joly remet aux spectateurs le fac-similé d’un prospectus
édité dans la décennie 1910, où Yvette Guilbert
invite les jeunes filles de New York à ses cours gratuits de diction,
de jeu, de chant et de pantomime ! Cependant, le spectacle se noue surtout
autour des interrogations d’une chanteuse sur son art et de ses
combats contre les recettes des professionnels du genre. Elle parle de
sa voix, mais tout autant de son œil. C’est « par son
œil », dit-elle, qu’elle attrape son public. Cela, Toulouse-Lautrec
n’a pas su le capter ! Yvette parle aussi de l’échec
et la ténacité à lui opposer. « En vérité,
je vous le dis, il ne faut jamais se décourager », confie-t-elle
à l’intention des autres chanteurs, dans un texte où
elle a cette phrase magnifique qu’on n’attendrait pas d’une
goualeuse amuseuse : « Sans les artistes, la Nation se meurt ».
Nathalie Joly a composé un moment étonnant, en mettant au
présent les trésors de sa fouille passionnée du passé.
Elle est dans un beau falbala rougeoyant puis tout à coup dans
un costume japonais traditionnel. Hé oui, Yvette Gilbert aimait
aussi les japonaiseries pour chanter le répertoire traditionnel
français ! La mise en scène de Jacques Verzier et la prestation
allègre du pianiste Jean-Pierre Gesbert amplifient l’épaisseur
théâtrale de ce voyage dans le temps où l’interprète
déploie une puissante voix de velours et un talent intense de comédienne.
En v’là une drôle d’affaire de Nathalie Joly,
mise en scène de Jacques Verzier, avec Nathalie Joly et Jean-Pierre
Gesbert (piano). Lucernaire, 21 h 30, tél. : 01 45 44 57 34. (Durée:1h15).
CD sous ce même titre aux éditons Marchelaroute. http://www.webthea.com/En-v-la-une-drole-d-affaire-de-et-3869
OPERETTE septembre 2013
PARISCOPE 25 septembre 2013

LA TERRASSE octobre 2013

TELERAMA septembre et octobre 2013
- Par Sylviane Bernard Gresh

ALLEGRO
THEÂTRE
22 septembre 2013 - Par Joshka Schidlow
En v'la une drôle d'affaire
Nathalie Joly a été bien inspirée de commencer le
tour de chant qu'elle consacre à Yvette Guilbert, immense chanteuse
d'avant-guerre, par un texte du poète Jean-Louis Laforgue que la
dame mit elle - même en musique. Authentique icône de la féminité,
l'artiste se fraya son chemin dans des conditions hasardeuses. Ses débuts,
elle les fit au Chat noir, caf con'c des Grands Boulevards où son
répertoire suavement coquin était grandement apprécié.
Des revers de santé l'éloignèrent de la scène.
Etablie aux Etats Unis elle y fonda une école de chants pour jeunes
talents désargentés. Et exhuma des centaines de chansons
médiévales dont elle se fit l'interprète. Habitée
d'une foi ardente, elle se mit aussi à l'étude du Nouveau
Testament. Pas étonnant que les chants de cette époque,
où la passion joue un rôle central, souvent se fassent prières.
Elle n'en resta pas moins fidèle à son humour caustique.
Douée d'une voix tout à tour enveloppante grinçante
ou de gorge, Nathalie Joly est la passeuse idéale de ces oeuvres
dissemblables.
Parmi les chansons qu'elle a réunies, on retient en priorité
"La pocharde", esquisse d'un personnage qui tient de Zola et
de Feydeau et "La morphine" évocation des disciples de
Lesbos, toutes à la joie d'avoir découvert des plaisirs
qui les enchantent.
Enrichi par la présence au piano de Jean-Pierre Gesbert, ce spectacle
est pur délice. Qui doit beaucoup à la mise en scène
d'une capiteuse fantaisie de Jacques Verzier.
Du 25 septembre au 3 novembre Lucernaire tel 01 45 44 57 34
THEATRAUTEURS
Comment Yvette Guilbert aurait-elle pu imaginer qu'en ce 21ème
siècle ô combien hétéroclite, une jeune et
talentueuse interprète ferait revivre ses chansons ? Autant je
m'élève avec force contre le " dépoussiérage
" le plus souvent aussi iconoclaste que maladroit des classiques,
autant devons nous saluer ici cette initiative. Lu quelque part que La
Guilbert avait débuté au Divan Japonais, ce qui expliquerait
l'utilisation de ce costume de geisha certes, très agréable
à voir mais qui malgré tout interpellait notre curiosité
...
Je n'ai hélas pas vu le précédent spectacle qui évoquait
la rencontre entre la grande chanteuse populaire et Freud intitulé,
" Je ne sais quoi " mais le CD est récupérable
sur place.Il s'agit donc là d'un second opus (disons épisode
pour faire simple) et force est de reconnaître que dès la
première représentation, à laquelle j'assistai, il
fut évident que le spectacle était déjà parfaitement
rôdé. Du grand professionnalisme ! La voix est certes plus
travaillée que celle de son modèle, laquelle m'a toujours
parue un peu éraillée, de cette gouaille prisée alors
et qu’ Henri Jeanson qualifiait " d’oseille " ...
C'est aussi ce qui fit sa gloire en une époque où le classicisme
avait plus de place qu'actuellement. Précisément, Yvette
Guilbert ne serait-ce que par son féminisme déclaré
avait voulu bousculer les conventions.
Ici nous bénéficions d'un résumé de la vie
et du parcours de cette artiste hors normes qui avait inventé un
style consistant à inclure le langage parlé en un "
rythme fondu " au coeur de ses chansons. Ce style, le " parlé-chanté
" fut repris diversement et avec des bonheurs aléatoires,
Juliette Gréco en est la dernière prêtresse.Nathalie
Joly maîtrise le chant et la comédie à valeur égale
et a su trouver l’accompagnement d’un pianiste d'expérience
qui lui aussi est comédien, les deux interprètes se mettant
l'un l'autre et réciproquement en valeur.Je ne citerai aucun titre
afin de mieux vous laisser le soin de les découvrir d'autant qu'il
en est d'inédits puisqu'une rencontre providentielle a mis entre
les mains de cette artiste des partitions écrites de la main même
d'Yvette Guilbert, annotées par elle, remises par une spectatrice
enthousiaste qui les détenait depuis longtemps. C’est là
une chance dont il faut savoir profiter. Allez y, vous ne pourrez qu'être
ravis par ce que vous verrez et entendrez. Simone Alexandre
L’union
(Soissons) - 7/12/2013
Danser pour ne pas s’enfoncer. En deux récitals dans le cadre
intime de la salle du Mail, la comédienne chanteuse Nathalie Joly
a présenté les chansons et la carrière d’Yvette
Guilbert, star du café concert ; Elle a maîtrisé le
mordant, la force, les outrances de cette amie de Freud qui a inventé
le « chant parlé » et transformé le chant de
music hall en commentaire désabusé sur les passions humaines.
Le premier soir, elle a parcouru les débuts de la gloire de Guilbert.
Le lendemain c’était la seconde période, lorsque le
« Diseuse « a quitté les cabarets parisiens pour parcourir
le monde, innover et renouveler les sources de son art. Les chants sont
poignants ou hilarants, ou les deux en même temps et Nathalie Joly
les interprétait sans rater un seul effet. ….. Lorsqu’un
artiste fait revivre une vedette du passé....les comparaisons sont
déplacées, au delà d’une vraisemblance de base.
. Nathalie Joly dépasse l’imitation pour arriver à
une évocation, généreuse ou entrainante. Denis Mahaffey
Judaïque FM
le choix de Robert Sanders: le diptyque à la Vieille Grile du 10
au 12 janvier 2014

CRUZEIRO
NO SUL 05/02/14
| NO SESC
Com ares dos cabarés parisienses
Cantora francesa Nathalie Joly é a atração de hoje
no Sesc. No show, que mistura música e teatro, ela faz uma homenagem
a Yvette Guilbert, musa do pintor Toulouse-Lautrec e amiga de Freud.
A cantora francesa Nathalie Joly é a atração de hoje
à noite no teatro do Sesc Sorocaba. O espetáculo, que começa
às 20h, traz canções dos cabarés parisienses
do fim do século 19. Os ingressos, disponíveis até
o fechamento desta edição, devem ser adquiridos na bilheteria
da unidade. Acompanhada apenas do pianista Jean Pierre Gesbert, Nathalie
Joly apresenta pela primeira vez no Brasil o espetáculo En V"la
Une Drôle d"Affaire (Olha só que caso intrigante), no
qual interpreta a cantora e e atriz francesa Yvette Guilbert, musa do
pintor Toulouse-Lautrec e amiga íntima de Sigmund Freud. "Nesse
espetáculo, a Nathalie faz uma homenagem a Yvette, que foi a precursora
das cantoras de cabaré. Além de ser a grande inspiradora
de Toulouse-Lautrec, ela e Freud trocaram várias correspondências",
comenta João Carlos Couto, produtor dos shows da cantora francesa
no Brasil.
"Sem os artistas, a nação morre!", escreveu Yvette
Guilbert que, além de atriz e cantora de cabaré, foi uma
das pioneiras do movimento feminista de Paris. Em meio à Belle
Époque, período de efervescência cultural francesa,
ela misturou o canto com a fala, inventando uma linguagem chamada rythme
fondu (ritmo derretido) que influencia a música popular até
os dias atuais.
João Couto destaca que o espetáculo de Nathalie será
o mesmo de um cabaré tradicional parisiense, que mistura música
com teatro. Segundo ele, o público poderá acompanhar a tradução
das canções em legendas que serão projetadas no teatro.
"Mas a Nathalie promete conversar um pouco com o público em
português, já que ela fala algumas palavras, pois tem vários
amigos brasileiros na França", detalha o produtor.
Além de composições de Yvette Guilbert, o repertório
de Nathalie Joly inclui cantigas tradicionais da França, cujas
autorias são de domínio público. Depois de Sorocaba,
a cantora faz apenas mais duas apresentações no Brasil.
Amanhã no Sesc Santana, em São Paulo, e no dia 11, no Rio
de Janeiro, no Sesc Copacabana.
O espetáculo En V"la Une Drôle d"Affaire é
uma espécie de desdobramento do trabalho Eu não sei o quê,
apresentado no Brasil há três anos. O show anterior era todo
voltado sobre a amizade e as correspondências entre Freud e Yvette
Guilbert e a pesquisa incluiu o resgate de arquivos da inspiradora artista,
como cartas, partituras manuscritas e anotações de trabalho.
"Esse espetáculo resultou em um DVD, que foi gravado pelo
Sesc e está disponível nas lojas da unidade", relembra
Couto.
O primeiro trabalho de Nathalie Joly apresentado no Brasil foi o álbum
Paris Bucareste, no qual homenageia a cantora romena Maria Tanase.
Os ingressos para show de hoje à noite custam R$ 12 (inteira),
R$ 6 (meia) e R$ 2,40 (comerciário). O Sesc Sorocaba fica na rua
Barão de Piratininga, 555, Jardim Faculdade.
Felipe Shikama
Nathalie Joly apresenta pela primeira vez no Brasil o espetáculo
"En V'la Une Drôle d'Affaire
LE PETIT JOURNAL
SÃO
PAULO NATHALIE
JOLY – "Les Brésiliens aiment la chanson française"
Du 5 au 11 février, l’artiste Nathalie Joly sera en tournée
au Brésil, proposant un spectacle rendant hommage à Yvette
Guilbert, la reine du café-concert à Montmartre. Une prestation
de "chanté parlé" qui a enchanté la presse
française. Lepetitjournal.com l’a rencontrée.Lepetitjournal.com
– Quand avez-vous commencé à chanter ?
Nathalie JOLY - J’ai commencé très jeune, à
chanter avec ma guitare et à faire du théâtre dans
une jeune troupe de banlieue, à l’époque des créations
collectives. C’est là que j’ai tout appris, en tous
cas à tout faire ! Vers 18 ans, j’ai intégré
le conservatoire National de Région de Boulogne Billancourt, en
chant puis en musique de chambre et j’ai obtenu deux premiers prix.
Mais parallèlement je travaillais au théâtre, et vers
22 ans je suis rentrée dans la compagnie de Philippe Adrien pour
un spectacle devenu mythique : Rêves d’après Kafka.
Nous avons été très marqués par ce travail
; mon metteur en scène actuel Jacques Verzier était avec
moi dans ces spectacles, comme acteur.
Bref j’ai toujours fait du chant et du théâtre, j’ai
refusé de choisir. La forme "parlée chantée"
était donc parfaite pour concilier les deux, c’est devenu
une passion, d’abord avec Kurt Weill, puis d’autres répertoires,
français, roumains, espagnols mais toujours en rapport avec ce
"parlé chanté" qui permet d’interpréter….
Comment choisissez-vous votre répertoire ?
Je lis les textes, ils doivent me toucher, devenir essentiels, et je regarde
si la mélodie me plaît, si elle me convient. J’essaie,
ensuite j’imagine un spectacle. Ou le contraire, d’abord l’idée
est là, et je cherche les musiques. En général il
y a un thème et mes recherches s’organisent autour. Cela
peut aussi être un compositeur, une chanteuse sur laquelle j’ai
envie d’écrire une histoire.
Le 1er spectacle que vous présentiez au public brésilien
il y a deux ans s’appuyait sur la correspondance entre Yvette Guilbert
et le psychanalyste Freud. A-t-il un lien avec le nouveau que vous venez
maintenant jouer ?
Oui ! Ce spectacle est né à la suite du premier, mais on
peut le voir si on a raté le premier, indépendamment. En
jouant plus de 250 fois Je ne sais quoi, (Nao sei o quê) j’ai
découvert le personnage fascinant et engagé d’Yvette
Guilbert, et surtout ses écrits sur son travail, son métier
et son art du parlé chanté dont elle est l’inventrice
et qu’elle nommait le "rythme fondu" ! Et puis j’ai
été très curieuse de sa seconde carrière après
une longue maladie qui l’oblige à s’arrêter 11
ans, son changement de répertoire, et de continent (ndlr. elle
part vivre aux Etats-Unis), de son courage à refuser les compromis,
et à changer, à partir. C’est alors qu’un cadeau
providentiel m’a été fait : un ensemble de partitions
et documents écrits de la main d’Yvette, contenant justement
des chansons de ce répertoire plus archéologique, entre
conte et fait divers, troublant et envoûtant. J’ai alors imaginé
et écrit un second spectacle, encore plus féminin et féministe,
mais où Freud reste en filigranes…
Pouvez-vous nous dire quel sera le programme cette fois-ci ?
Le spectacle mélange le répertoire d’Yvette Guilbert
du Chat noir, drôle et coriace, de l’époque des cabarets
à Montmartre, avec des chansons du Moyen Age qu’elle a adaptées
et que nous avons revisitées. Mais il y a aussi des découvertes
inédites, comme "Morphinée" qui avait disparu
de la circulation alors que c’était un de ses "tubes".
J’aime beaucoup réhabiliter des trésors, les enregistrer,
je me sens totalement libre lorsqu’il n’y a aucun enregistrement
! Mais il y a aussi des textes parlés, joués, qui racontent
l’histoire de la grande Diseuse fin de siècle, et nous les
jouerons en portugais ! Sont notamment prévus au programme les
textes suivants : "La femme, notre petite compagne" de Jules
Laforgues et Emile Waldteufel, “Je suis pocharde “ de Yvette
Guilbert et Louis Byrec, ou encore “Idylle normande” de Paul
Marinier et Henry Cas et “Les anneaux de Marianson”, une légende
médiévale.
En général quel est votre public ?
C’est assez large, des vieux qui connaissent Yvette Guilbert, des
passionnés de chansons, du public qui me suit (et oui !) des jeunes
(car le parlé chanté est comme le rap, et cela les intrigue
beaucoup). J’adore chanter au Brésil ; les Brésiliens
aiment la chanson française, c’est un public curieux, ouvert
et généreux, plus inventif et plus réceptif. Cela
me ressource. Et puis jouer en portugais est un pari, et cela fait grandir
un spectacle, le fait vivre autrement et j’aime ça.
Propos recueillis par Lise ARON (www.lepetitjournal.com - Brésil)
mardi 4 février 2014
Informations pratiques :
“Olha só que caso intrigante, Nathalie Joly canta Yvette
Guilbert”
SESC Sorocaba : 5 février 2014
Sao Paulo SESC Santana : 6 février 2014
Rio SESC Copacabana : 11 février 2014
Ensuite j’irai en mars dans le Nordeste pour la fête de la
Francophonie, chanter Maria Tanase (mon spectacle Paris Bukarest avait
représenté l’année de la France au Brésil
à Sao Paulo en 2009) :
Fortaleza le 13/03
Natal le 18/03
Recife le 20/03
João Pessoa le 25/03
http://www.lepetitjournal.com/sao-paulo/accueil-sao-paulo/actualite-bresil/176477-nathalie-joly-les-bresiliens-aiment-la-chanson-francaise
TERETOTAL
Notícias sobre "Porque de Nathalie"
Francesa Nathalie Joly...
Janeiro 28, 2014
A atriz e cantora francesa Nathalie Joly sobe ao palco do teatro do Sesc
Santana para apresentar o espetáculo "En V'la Une Drôle
d'Affaire" ("Olha ó que caso intrigante"), em que
interpreta as músicas da cantora Yvette Guilbert, da "Belle
Époque", musa de Toulouse Lautrec. O espetáculo remete
ao ambiente boêmio, típico do Moulin Rouge, com canções
de cabaré. Nathalie explora o universo do "ritmo derretido"
de Guilbert, espécie de canto falado. Sob direção
de Jacques Verzier.
atriz e cantora francesa Nathalie Joly faz uma homenagem ao universo radical
de Yvette Guilbert, a rainha do café-concerto na Belle Epoque.
Espetá- culo apresentado com grande sucesso em Paris.
http://www.teretotal.com/Sesc%20Revista%20online/2014-02-revistasesc.pdf
FOFOKI
Francesa Nathalie Joly interpreta músicas da "Belle Époque"
no Sesc Santana
Janeiro 28, 2014
A atriz e cantora francesa Nathalie Joly sobe ao palco do teatro do Sesc
Santana para apresentar o espetáculo "En V'la Une Drôle
d'Affaire" ("Olha ó que caso intrigante"), em que
interpreta as músicas da cantora Yvette Guilbert, da "Belle
Époque", musa de Toulouse Lautrec.
O espetáculo remete ao ambiente boêmio, típico do
Moulin Rouge, com canções de cabaré. Nathalie explora
o universo do "ritmo derretido" de Guilbert, espécie
de canto falado.
Sob direção de Jacques Verzier, no palco a cantora é
acompanhada pelo pianista Jean Pierre Gesbert.
EL
WATAN - Alger 5-01-2018

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